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© Bruno Perroud.


Brice Hillairet
Ma Folle Otarie
Après "La Chair des tristes culs", Pierre Notte se penche à nouveau sur une histoire de postérieur avec ce monologue narrant les déboires d'un homme dont les fesses vont tripler de volume, jusqu'à sa rencontre salvatrice avec une otarie. Et c'est à Brice Hillairet que revient l'honneur de donner la densité de circonstance à ce personnage.
Quelles questions existentielles ce conte "loufoque" aborde-t-il ?
Il raconte avec cocasserie une histoire grave, vécue comme une tragédie par un homme triste, tout à fait transparent, qui n'inspire rien à personne. Un homme seul, voué à le rester. Mais, par une transformation physique - accident de parcours parfaitement inexplicable, cet homme va commencer à occuper une place dans cette société qui l'ignorait. Cette question est centrale : comment trouvons-nous notre place, la confortons-nous et la perdons-nous tout aussi vite ? La problématique de la monstruosité et de l'acceptation de l'autre, en dépit des différences physiques ou idéologiques, est également posée.

Dans quel univers Pierre Notte a-t-il choisi de vous placer ?
Le personnage évolue au centre du seul endroit de jeu, un carré noir d'un mètre sur un. Pas de décor, pas d'accessoires, très peu de son, malgré la multiplicité des lieux de l'action (22 tableaux et 22 lieux). Seuls le personnage et les épreuves qu'il vit en direct peuplent le plateau. Le spectateur se fera sa propre idée du décor et des personnages croisés sur sa route, jusqu'à cette otarie prise dans un filet de pêcheurs. Nous sommes évidemment dans un rêve, un mauvais rêve heureusement ! Un cauchemar est beaucoup plus croustillant pour raconter l'aventure, le voyage, la métamorphose, la découverte de soi et de l'autre.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 28/05/2017

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