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D.R.


Pierre Cassignard
Darius
Le parfum du souvenir. Pour permettre à son fils Darius de continuer à vivre, une mère confie à un célèbre nez la délicate mission de capturer des senteurs... Sur la scène des Mathurins, Clémentine Célarié et Pierre Cassignard donnent vie à ce texte poétique et sensible de Jean-Benoît Patricot, sur une mise en scène d'Anne Bouvier.
Pour quelles raisons "Darius" vous a-t-il séduit ?
J'aime quand les projets se mettent en place en un claquement de doigts ! On m'a donné à lire ce texte en me demandant une réponse rapide. J'ai été étonné (et flatté !) que l'on m'imagine dans une histoire pareille : on me confie habituellement des rôles plus légers. L'aventure me tentait d'autant plus que Clémentine Célarié serait ma partenaire. Clémentine est pour moi indissociable de son personnage : elles ont toutes les deux une force de vie, un appétit de beauté, beaucoup d'humour et de recul sur les choses. À Avignon le miracle s'est produit : nous avons affiché complet du premier au dernier jour alors que nous avions peu répété, comme des amateurs, avec une innocence et une spontanéité qui ont, je crois, servi les représentations. Anne Bouvier nous a connectés Clémentine et moi d'une telle façon, que nous sommes obligés de mettre nos cœurs à nu tous les soirs pour servir ce texte si particulier. Cette expérience est jubilatoire !

Pourriez-vous nous présenter plus avant cette intrigue et ses personnages ?
Claire est une mère généreuse, à l'écoute de son fils, Darius, avec lequel elle vit seule et s'entend à merveille. Elle contacte un grand parfumeur, Paul, pour lui confier une mission assez inattendue, qui pourrait littéralement "sauver" son fils. Les spectateurs découvriront pourquoi. Paul, lui, a renoncé à son métier de "nez" qui était sa grande passion. Pourtant, ce défi le remet en mouvement. Va s'en suivre une correspondance "olfactive", sous forme de mystérieux flacons qui évoquent parfois des êtres, des lieux inattendus, voire même totalement surréalistes ! Car nous avons eu la surprise de découvrir que sous la puissance émotionnelle de ce texte, les spectateurs y trouvaient parfois le rire. Je vous l'ai dit : c'est jubilatoire !

Dans quel cadre évoluez-vous ?
Les espaces sont définis par des rideaux de lumière. Sur scène, un orgue à parfums où sont entreposées les senteurs et autour duquel s'articule toute la mise en scène d'Anne Bouvier. C'est tout simple. Juste le pouvoir des mots pour embarquer les spectateurs avec nous (et avec Darius !). Chaque soir, Clémentine et moi sommes sur un fil. Chaque soir, les spectateurs doivent avoir la sensation d'avoir assisté à une représentation exceptionnelle, que celle de la veille ne devait certainement pas être aussi "bonne" !

2017 démarre pour vous sur les chapeaux de roue !
Je dois jouer "Folle Amanda" de Barillet et Grédy au Théâtre de Paris, du 13 au 22 janvier. Puis le 23 janvier, j'enchaîne avec "Darius" à 19h aux Mathurins. Et à partir du 24 février, je serai en plus à 21h au théâtre Hébertot dans "C'est encore mieux l'après-midi", une machine infernale créée par Jacques Villeret et Pierre Mondy, et mise en scène par José Paul.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 06/03/2017

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