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.Photo : Julien Mignot


Bernard Le Coq
Bernard Le Coq De nouveau sur scène
Bernard Le Coq retrouve enfin le chemin du théâtre avec "La Guerre des deux Rose",une comédie de Lee Blessing qu'il joue avec Elizabeth Bourgine. Nous avons rencontré ce comédien discret, qui vient de recevoir le césar du meilleur second rôle et nous sommes tombés sous le charme.
Quel amour !
La première chose qui frappe, c'est son sourire. Il est franc et désarmant. Ensuite, il y a la voix. Elle est douce et mélodieuse. Quant au regard, il est vif et malicieux. Bernard Le Coq a un je-ne-sais-quoi qui fait craquer. À chaque fois que j'évoquerai son pouvoir de séduction, il esquissera une pirouette. Et pourtant, je ne suis pas la seule à le trouver charmant. Les réalisateurs ne se sont pas trompés en lui confiant des rôles de mari, d'amant, de père de famille. Du genre de "ceux que l'on aurait bien à la maison". Il le reconnaît, il est souvent associé au héros de la série Une famille formidable. Toutefois, il me rappelle qu'il a aussi incarné des personnages peu sympathiques. "Mais, c'est vrai, j'ai souvent joué des hommes ordinaires." Et David, le personnage de La Guerre des deux Rose est un type normal, comme on en croise souvent.

La dure vie de couple
La Guerre des deux Rose met en scène un couple d'Américains très conventionnel. David et Carolyn retournent sur les lieux de leur lune de miel afin de fêter leurs 20 ans de mariage. David a réussi sa vie sociale et affective. Enfin, c'est ce dont il est persuadé. Or, voilà que sa femme, Carolyn annonce froidement qu'elle veut divorcer. Elle n'a pas de véritable reproche à faire, elle s'est juste rendu compte qu'elle ne pourrait pas passer le reste de sa vie avec lui. Elle le rassure, elle n'a pas d'amant. Sa fierté d'homme étant sauve, David va essayer de comprendre cette décision incompréhensible. Carolyn, débordée par ses émotions, et David, empêtré dans sa logique, s'affrontent dans une joute verbale où les deux Rose vont se piquer mutuellement.

Une comédie subtile
Bernard Le Coq parle avec passion de cette pièce qu'il définit comme étant une analyse de la vie de couple. Pour lui son personnage est un "grand dépendeur d'andouille" qui s'est laissé bercer par l'illusion d'avoir tout compris de la vie. "C'est une comédie subtile." Et il fallait bien ça, pour le faire remonter sur les planches après vingt ans d'absence. Un silence s'installe. Il rit. "Une folie ! Au théâtre, faut y aller !" Il évoque le fait d'être tous les soirs confronté au texte, au public. "Pas question de tricher ! Cela demande une énergie très différente. Au cinéma, une scène se tourne dans le silence. Au théâtre, il y a le public avec ses réactions à chaud, et c'est là-dessus qu'il faut s'appuyer." Je lui demande ce qui l'a motivé à accepter ce spectacle plutôt qu'un autre. "La ténacité du metteur en scène Daniel Delprat ! Non, c'est un tout. Le texte, le plaisir de jouer avec Elizabeth Bourgine, la disponibilité, l'aventure..." Il a du mal à l'expliquer, et même, à se l'expliquer. "C'est surtout une histoire d'amitié." Ce sera le mot de la fin. Dans la salle, les derniers coups de marteau résonnent, bientôt ce sera les trois coups. Bernard Le Coq se lève. Il insiste pour m'aider à enfiler mon manteau. Quel savoir-vivre ! Charmant jusqu'au bout.
Portrait par Marie-Céline Nivière
Paru le 15/03/2003

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