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© Naîs Sidnas


Sébastien Giray
Un homme heureux à l’Apollo
Faire rire avec du fond !
Sébastien a 33 ans. Né à Bron (69), il arrive très jeune à Paris, avec sa famille. Sachant que son père, notaire, souhaite qu'il lui succède, ce bon fils enchaîne trois années de droit... mais lâche l'affaire car, depuis qu'il a vu le premier spectacle de Franck Dubosc, une irascible envie de scène a germé en lui. « J'étais sûr, en travaillant beaucoup, d'y arriver. Mais ce métier ne me semblait être, vu mon éducation, ni accessible ni un travail ». Pourtant, parvenu à faire avaler la pilule à son père -sa mère, qui rêvait d'être danseuse, fut plus facile à convaincre-, il s'inscrit au Cours Florent... mais pas pour faire du « théââââtre », non, du One man show ! « Mes profs à Florent ne m'aimaient pas. Pour eux j'étais un bouffon, pas un comédien ! ». En troisième année, il découvre la Scène ouverte du Bout et y passe deux sketches. Succès... et proposition de son directeur Alexandre de Limoges de programmer son « spectacle entier »... qu'il lui restait donc à écrire en quasi totalité. Chose faite, il quitte le cours Florent sans regret et commence réellement à apprendre, tant en jeu qu'en écriture. « A Florent, je jouais au lieu d'être. Sur scène, j'ai appris la sincérité ».

Sébastien peaufine son style au fil du temps avec le même objectif depuis le début : « Faire rire, mais avec du fond. Choquer pour choquer, ça ne m'intéresse pas. Moi, je veux interpeler ». « Un homme heureux » est son troisième spectacle « celui qui me plait et me correspond le plus. » précise-t-il. Pour l'aboutir, il s'est fait aider par Aslem Smida qui travaille avec Baptiste Lecaplain. « Il m'a amené à mettre en place mes propres idées, les a clarifiées et m'a mis en scène avec rigueur ». Sébastien y raconte sa vie, contrairement à ce que l'on l'on pourrait croire tant elle semble rocambolesque même s'il la sublime par le rire. Par exemple, sa femme, portoricaine l'a bien quitté pour vivre avec un Mormon aux US, lui laissant leur petit garçon à élever seul. « Dans la vie, et c'est ce à quoi je tends en permanence, mieux vaut rire et sourire aux autres que tomber dans l'extrême tristesse ou s'énerver. Le rire permet de prendre du recul. Finalement le bonheur, c'est simple ! »

Aujourd'hui, ce grand sportif (tennis, squash et muscu), partage sa vie avec une psychologue qui lui a appris à ne plus se sentir « coupable et redevable d'être né dans une famille riche, heureuse et d'avoir eu une enfance sans problème ». Elle lui a aussi parlé du désir d'élever la conscience collective « ça parait grandiloquent mais ça me correspond ! ». Alors pour « partager ce que je peux comme je peux... -oui, je sais, ça fait un peu gnangnan ou Miss France, mais c'est mon ressenti vrai- je souhaite utiliser tous les vecteurs possibles, mon rêve ultime étant le cinéma, pour réaliser mes propres films, sans pour autant jouer dedans. Mais là, j'ai encore beaucoup à apprendre ! ».

En attendant, il fustige la bêtise et les incongruités de notre société dans son one, joue depuis trois ans dans « La guerre des sexes » aux Feux de la Rampe, « un peu cul mais pas vulgaire », anime depuis huit ans « Le Grand DéfiTOON » (Télétoon+), émission pour enfants, et part régulièrement en tournée avec « Hold-up Comedy » plateau d'artistes scénarisé façon western « avec shérif, arrestations... et celui qui gagne remporte la recette ! ».

Bref, Sébastien Giray est un homme et un artiste heureux !
Portrait par Caroline Fabre
Paru le 03/12/2016

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