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Juan Hernandez


Noëlle Perna
Les salades niçoises de Mado
C'est sous un ciel de pluie glacée que je rencontre Noëlle Perna, alias Mado la Niçoise.
Mais ce n'est pas pour décourager cette star du rire dans le sud de la France qui a récemment troqué la promenade des Anglais contre le boulevard de Clichy, et le Théâtre de Dix heures, avec succès
Dites donc, le public était en délire ce soir.
Oui, et c'est comme ça tous les soirs, je suis agréablement surprise.

D'où la sortez-vous cette Mado ?
Elle est née, il y a seize ans. À l'époque, j'avais repris le Bar des oiseaux, dans le vieux Nice, ce bar appartenait à ma mère. Et je m'amusais à imiter une voisine devant mes clients. Un jour, on m'a proposé de faire un feuilleton pour Radio France avec ce personnage qui commentait l'actualité. Ça a eu un succès fou. Ce qui est surprenant, c'est que la voisine que j'imitais est morte quand j'ai commencé à faire de la radio. Je lui ai redonné une seconde vie en quelque sorte. Quand le feuilleton s'est arrêté au bout de deux ans, j'ai repris Mado sur la scène que j'avais créée dans mon bar... enfin, une scène... elle était grande comme un ravioli.

J'avais entendu dire
que vous aviez un petit théâtre, pas un bar.
Oui, le théâtre, je l'ai fondé, il y a quatre ans, devant le succès que Mado a rencontré quand j'ai fait ma tournée dans toute la région. Maintenant, la scène est grande comme une lasagne.
Mado décide de faire
du "shove bin's" à Paris,
mais j'imagine qu'elle
a connu d'autres aventures depuis tout ce temps ?
J'ai fait cinq spectacles, dont trois avec Mado. C'étaient principalement des brèves de comptoirs. Il faut dire que j'avais de la matière avec mon bar. C'est d'ailleurs pour cette raison que ce que dit Mado est très autobiographique.

Mado est une vraie star
en Provence, qu'est-ce qui vous a poussée à la faire monter seulement maintenant à Paris ?
Je n'ai pas inventé ce personnage pour le faire monter à Paris. Mais le déclic a eu lieu lors d'un gala très réussi dans la Somme. Je me suis dit que si ça marchait là-bas, ça pouvait marcher partout. Mado pouvait donc monter à Paris sans que ça lui fasse monter la
bouffaïsse !

La quoi ?
La bouffaïsse, c'est comme la stouffia.

Il faut un dictionnaire pour comprendre Mado.
C'est une vraie Niçoise !

Même quand elle fait un remake de Neuf semaines
et demie, elle reste niçoise.
C'est vrai, puisqu'elle met de la tapenade sur le nombril de son mari et qu'elle lui conseille d'utiliser des préservatifs au pastis pour qu'il reste plus longtemps, comme au bar.

Vous êtes confiante pour
la carrière de Mado à Paris ?
Tout tourne vire, vire et tourne, mais les encouragements de Jean-Michel Boris, le directeur de l'Olympia, lors d'un gala, me rassurent.


Interview par Frédéric Maurice
Paru le 15/03/2003

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