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© Fabienne Rappeneau


Le Grand Déballage
La nouvelle pièce de Sébastien Blanc et Nicolas Poiret -coauteurs de « Même pas vrai »- est à l'affiche de La Boussole.
Pascal Zelcer y interprète un « éditeur, prêt à tout pour vendre un livre. Son leitmotiv est : l'important c'est qu'on parle de toi, peu importe la manière! ». Ce personnage sans scrupule va obliger sa romancière fétiche à accoucher d'une fausse autobiographie hyper trash. Linda Prévot-Chaïb est cette romancière à succès, façon Barbara Cartland, qui a peu ou prou décliné toute sa vie la même histoire. « Certes, elle est sous la houlette de son éditeur mais ce n'est pas une victime. Elle va le dépasser dans l'horreur quitte à ne plus se posséder, comme sous l'emprise d'une drogue ». Anne Bouvier met en scène leurs horreurs d'où naît le rire, autour d'une question : jusqu'où est-on prêt à aller au nom de la notoriété, de l'argent ?

Pascal Zelcer

Il est sans doute le plus atypique des trois compères. Je l'ai connu attaché de presse -il l'est toujours- sans savoir qu'il était aussi comédien et metteur en scène. Ayant arrêté la scène en 90 « parce qu'elle ne parvenait pas à me faire oublier la peine que j'éprouvais, mes parents étant en fin de vie », il ressent à nouveau l'appel des planches quand, en 2014, Benjamin Bellecourt, directeur de « Mise en capsules » festival théâtral de formes courtes, propose à son attaché de presse de présenter, lui aussi, une « capsule ». « J'avais envie de jouer avec Anne Bouvier parce qu'on a le même humour. Elle a fait appel à ses amis Blanc/Poiret qui nous ont donné un texte. On a travaillé tous ensemble comme des fous. A la fin des six représentations, décomplexé et exempt de toute angoisse, j'avais retrouvé le plaisir de jouer! » L'aventure ne s'arrête pas là car Pierre Théron, directeur de La Boussole, produit la pièce (en version longue) avec son premier fond de soutien. Le résultat ? « Un objet hybride, à la Monty Python, à cheval entre théâtre et café-théâtre. Le public rira certes beaucoup mais souvent d'un rire jaune car derrière le divertissement, il y a du fond ! »

Linda Prévot-Chaïb

Formée par Antoine Vitez, elle a très vite enchaîné grands classiques et pièces plus contemporaines tout aussi exigeantes et a également coécrit « Edith, la fille au Père Gassion » avec Hélène Darche. Je me souviens encore avec émotion de ce petit bout de femme, extraordinaire dans « Zoom » de Gilles Granouillet mis en scène par François Rancillac. On la découvre aujourd'hui dans un genre qui lui était totalement inconnu, le boulevard. Un choix déroutant mais bien réfléchi. « Après avoir enchaîné des choses assez énormes, dont « La place royale » de Corneille, je désirais me « décharger ». Quand Pascal Zelcer m'a proposé cette pièce, je n'ai pas hésité. Elle correspondait totalement à mon envie d'être dans le jeu du jeu, un exercice qui ne s'improvise pas. Là, ce n'est plus le texte qui est moteur mais le jeu ! Tout y est permis... dans la plus grande rigueur et la plus grande sincérité. Ceci étant nouveau pour moi, j'apprends tous les jours. Et j'aime ça ! ». La pièce ? « Un cadeau ! Ca ressemble tout à fait au monde dans lequel on vit. Le dégueulasse ça marche ! Il faut du résultat, de l'audience, du fric, là, tout de suite. Et il suffit d'un rien, ici un manipulateur, le diable en personne, pour vendre son âme... ».

Anne Bouvier

Fille du comédien Jean-Pierre Bouvier, Anne se partage entre scène, télé, ciné et mise en scène, sans compter son poste d'administratrice de l'Adami. Engagée par ailleurs sur « Peau de vache », elle continue l'aventure comme metteur en scène uniquement. Elle y relève plusieurs défis : diriger un comédien qui n'a pas joué depuis un temps certain, une comédienne qui n'a jamais joué ce genre de pièce et même deux comédiennes sur un même rôle (Linda sera remplacée par Sophie Tellier pendant quinze jours). « J'adore les défis! Je ne les recherche pas... on vient me chercher pour ça ! ». Son travail ici ? « Cette comédie mêlant les genres, -différents types de registres théâtraux, comédie musicale, cinéma-, j'ai recréé un petit Broadway à la Boussole » ! Car Anne, fan absolue de comédies musicales va régulièrement en voir à Londres et rêve de monter une comédie musicale, ici, avec « l'efficacité, le professionnalisme et l'humour qu'il y a là-bas ». (A bon entendeur...! ). Elle collabore pour la deuxième fois avec le duo Blanc/Poiret. « Très présents lors des répétitions, mais pas intrusifs, ils participent à un travail choral comme je les aime. Plusieurs cerveaux, intelligents et compétents bien sûr, c'est plus efficace ! ».
Dossier par Caroline Fabre
Paru le 11/11/2016

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