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© Pascalito


ODB dans “O/40”
Le faux bilan de sa vie
Olivier de Benoist, vite devenu ODB, présente son nouveau spectacle, O/40, au Café de la Gare.
Olivier, que se cache-t-il derrière ce titre énigmatique, O/40 ?
J'aime le principe de faire les choses à l'envers. La plupart du temps, dans son premier one man show, un humoriste parle de lui, de sa vie, surestimant parfois l'intérêt que cela peut susciter. Ce n'est pas mon cas puisque je me suis fait connaitre avec des sketches de féministe particulièrement maladroit. Alors, j'ai eu envie, dans ce nouveau spectacle, de raconter ma vie, de 0 à 40 ans, comme lors d'un match de tennis... mais à ma manière.

C'est-à-dire ?
Dans mes premiers one, j'ai parlé à profusion de ma femme et de ma belle-mère, du moins en apparence car je n'ai jamais rien révélé qui soit vrai sur elles. Là, je fais pareil avec moi. Car, quel intérêt de raconter un passé cool ? Je suis marié depuis 15 ans (non ma femme ne m'a pas quitté malgré ce que j'ai dit sur les femmes), j'ai trois enfants adorables et je n'ai jamais connu le démon de midi. Bref, je suis heureux... et je n'ai pas non plus de potes à Fleury Mérogis! Alors, je me suis inventé des séquences de vie... qui me servent à raconter celle des gens et à les faire rire.

Alors, rien n'est vrai ?
Prenons des exemples. Certes, j'ai passé le bac mais je raconte un faux examen. J'ai fait des études d'avocat, c'est vrai, mais ma première et seule plaidoirie est créée de toutes pièces. Les prénoms de mes enfants sont totalement inventés (heureusement, les pauvres !)... En revanche, je distille quelques anecdotes sur mon métier, notamment un casting pour lequel on cherchait quelqu'un ayant le style ODB... et où je n'ai pas été pris !

Et quid des vannes concernant les femmes ?
Je sais que c'est un peu ma marque de fabrique, pourtant, j'ai voulu m'en éloigner. Pour surprendre, et aussi parce que ça m'amuse moins. Aussi, je démarre en annonçant que j'ai fait une désintox aux « Misogynes Anonymes » ! Evidemment, je ne peux m'empêcher de raconter ce qu'il s'y passe... et je fais quelques rechutes... qui seront, comme il se doit, pénalisées par les spectatrices... et parfois même les spectateurs !

Après un tour de chauffe au Point Virgule, où vous êtes « né », vous investissez le Café de la Gare. Pourquoi ce choix ?
Lorsque Pascal Guillaume, mon producteur, m'a demandé de choisir une salle, je ne me suis pas préoccupé des jauges. Je voulais un endroit ayant un sens pour moi. Or, le Café de la Gare a une âme. Coluche en a foulé la scène et j'aime, modestement, le fait d'être un maillon de la chaîne entre ceux d'avant et les futurs. C'est aussi le berceau du café-théâtre, de l'époque où les gens buvaient en écoutant les artistes. Ce côté "roots" y est toujours présent. Et puis son rapport scène/salle très particulier favorise l'interaction entre l'artiste et le public, à la façon d'un combat de boxe : on se bat pour le public en espérant le mettre KO à la fin... par la sincérité, la surprise et le rire !

Résultat du match au Café de la Gare !!!
Interview par Caroline Fabre
Paru le 12/10/2016

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OLIVIER DE BENOIST "0/40 ANS"   (31 notes)
CAFE DE LA GARE
Jusqu'au vendredi 23 décembre

SKETCHES. Promis juré! Olivier de Benoist ne s’attaquera plus aux femmes dans ce nouveau spectacle. Prenant conscience de sa légère obsession à l’égard de la gent féminine, Olivier de Benoist décide de faire amende honorable. Après un passage chez les misogynes anonymes pour soigner son encombrante patholog...


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