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© Laurencine Lot


La Louve
Béatrice Agenin & Adrien Melin. Au La Bruyère
Comment, pour les charmes de la nouvelle reine Marie, Louis XII et le futur François Ier faillirent perdre la tête ! Invoquant les figures historiques du beau XVIe siècle, Daniel Colas signe une comédie historique "bouillonnante" interrogeant les notions de pouvoir, de responsabilité, et le rôle fondamental de la royauté dans la construction de la France.
Béatrice Agenin est Louise de Savoie

Quelles intrigues allez-vous dérouler le temps de la représentation ?
Nous sommes à l'aube de l'année 1515 : Louis XII n'a pas d'enfant et la reine Anne (de Bretagne) est décédée. Il n'y pas de successeur au trône, juste une fille, Claude. Le petit cousin de Louis XII, François, est l'héritier de la couronne. Le roi vient néanmoins de se remarier avec une princesse d'Angleterre, Marie. Si jamais il a un garçon avec elle, François ne sera jamais roi ! Comble de malheur, la jeunesse et la fougue de François le font tomber amoureux de la nouvelle reine, qui est, elle-même, amoureuse de son compatriote, le duc de Suffolk ! Or, au début de la pièce, il est dit que la reine est enceinte...

De quelle manière envisagez-vous Louise de Savoie, qui assura plus tard la régence quand François Ier fut prisonnier de Charles Quint ?
Je voudrais laisser au spectateur l'image d'une femme exceptionnelle. Elle est prête à renverser des montagnes et protège son petit pour qu'il lui arrive le meilleur. Son accession au trône devient pour elle une obsession. Elle intrigue, installe des espions, prie, tempête, s'insurge. On découvre avec elle toute la dureté du métier de reine mais Daniel Colas réussit à faire une comédie de ce qui est pour elle une tragédie.

Comment est le François Ier imaginé par Daniel Colas ?
Louis XII a commencé à le former au métier de roi. C'est un homme d'armes : il sait se battre, monter à cheval. Il est jeune, beau, grand, en bonne santé, bien bâti, avec de la prestance. Il fait la fierté de sa mère. C'est un amoureux des arts, il promet d'être un grand roi. Mais à ce moment de sa vie, il semble plus intéressé par les jolies femmes et les fêtes que par le pouvoir !


Adrien Melin est Suffolk


Pour quelles raisons ce projet de Daniel Colas vous a-t-il séduit ?
J'ai en commun avec lui une passion pour les personnages qui ont marqué l'Histoire et pour les grandes fresques épiques. Il n'a pas peur de mettre sur scène 15 acteurs pour raconter la vie d'un homme extraordinaire (Un Certain Charles Spencer Chaplin) ou pour conter un moment qui a changé la face du monde. L'univers de la pièce est évidemment dramatique. Les luttes politiques pour l'accession au pouvoir en sont les moteurs. Mais le ton donné par l'auteur est résolument comique. Il y a des scènes d'une drôlerie extrême.

Présentez-nous Suffolk, qui devait épouser la reine Mary après la mort de Louis XII.
Je ne connaissais Charles Brandon duc de Suffolk qu'à travers la série Les Tudors. Sa relation avec la sœur d'Henry VIII y est un peu évoquée. Dans "La Louve", Suffolk apparaît d'abord comme un simple ambassadeur. Il se dévoile peu à peu et se révèle être un amant fougueux qui vient mettre en péril les plans de Louise de Savoie. Il apparaît comme un possible conspirateur à la solde du roi d'Angleterre...
Dossier par Alain Bugnard
Paru le 19/09/2016

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