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Franck Harscouët


Martin Lamotte
endosse l’imper
On ne le sait pas toujours mais, c'est une pièce de théâtre (« Prescription : Murder »), jouée au début des années 60 à Broadway, qui est à l'origine de la fameuse série policière magnifiée par l'interprétation de Peter Falk.
Adaptée et mise en scène par Didier Caron sous le titre « Columbo, Meurtre sous prescription », elle sera à l'affiche du Théâtre Michel dès le 29 septembre avec Martin Lamotte dans le rôle titre.

Martin Lamotte, qu'est-ce qui vous a décidé à marcher dans les pas de ce personnage emblématique et de son interprète qui ne l'est pas moins?
Didier Caron me l'a proposé. Moi, je ne m'y voyais pas vraiment mais, après avoir trouvé la pièce passionnante et parfaitement écrite, j'ai tenté une lecture et là, apparemment, ce fut probant pour tout le monde !

Et comment vous y sentez-vous maintenant ?
Le challenge n'était pas facile car il fallait évoquer sans imiter. Or, on a tous en tête les images de cette série culte, moi compris. Pour ne pas copier la gestuelle de Peter Falk, il suffit de faire la même chose mais d'une façon différente et surtout de suivre à la lettre ce qui est écrit. Car, bien entendu, dans le texte, il y a aussi toutes les répliques cultes qui ont apporté le succès au personnage. Avec ses mots en bouche et son imper fripé sur le dos, je suis resté le plus sincère possible et le personnage est apparu. Aujourd'hui, j'ai trouvé mes marques. Je joue Columbo à ma sauce !

On vous voit le plus souvent dans des comédies. Or, là, c'est avant tout une pièce policière, non ?
La série est toujours loin du grand drame et on retrouve ici tous les ingrédients qui lui ont assuré le succès. On sait ainsi, dès le premières minutes, qui est l'assassin. Il n'y a donc pas de suspens policier à proprement parler. Le but du jeu, c'est de découvrir comment Columbo va coincer le coupable. Ce lieutenant roublard et malin est diabolique. Il obtient ce qu'il veut en faisant l'innocent, en virevoltant, en collant, en acceptant de paraître ridicule... pour le plus grand plaisir des spectateurs complices. Les autres personnages, eux aussi très typés, engendrent également le rire. «Columbo» est donc avant tout une comédie !

Sur scène, vous serez entouré de Pierre Azema, Karine Belli et Stéphane Boutet. Comment Didier Caron vous a-t-il dirigés ?
Il a constitué notre équipe dès la première lecture puis nous avons répété sept semaines. Sa ligne directrice a toujours été claire : « ne pas chercher à être drôle ! ». C'est le deuxième degré du texte qui nous porte et amène les rires, sans compter ceux qui viennent du côté démodé des costumes et décors ancrés dans les années 70.

Le rire, c'est votre credo ?
Oui. J'aime faire rire. Ce n'est pas l'exercice le plus facile mais j'ai fait ce choix dès le départ et même si je sors parfois de la comédie, j'y retourne toujours!

Alors, « encore un petit détail »... vous verrons-nous ailleurs pendant les représentations de Columbo ?
Oui, chaque soir dans «Nos chers voisins» et dans le prochaine édition du Gala des Artistes où je fais un numéro avec un chien. Pour le reste... je suis à l'affût !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 29/09/2016

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COLUMBO   (58 notes)
THÉÂTRE MICHEL
Jusqu'au dimanche 22 janvier

COMEDIE. Peu de gens le savent, mais Columbo est d’abord une pièce de théâtre qui fut un triomphe à Broadway dans les années 1970 avant d’être ce feuilleton éponyme, incarné avec brio par le regretté Peter Falk. Qui n’a pas en tête l’imperméable fripé du célèbre lieutenant de Los Angeles, ses allusions à s...


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