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D.R.


Alexandre Bonstein
Corneille versus Stendhal
Double actualité pour Alexandre Bonstein : tandis qu'il reprend, au Ranelagh, le rôle de Don Fernand du "Cid", mis en scène par Jean-Philippe Daguerre, le Palace accueille l'opéra-rock "Le Rouge et le noir" dont il est l'auteur du livret.
À la fois comédien, chanteur, danseur, auteur, compositeur et metteur en scène, Alexandre a marqué de sa singularité le musical français avec "Créatures" ou "Les Hors-la-loi" dans lesquels se mêlaient imagination débridée, émotion sensible et fantaisie loufoque. Il signe, cette rentrée, le livret de l'opéra-rock dont Côme est la tête d'affiche. "Le compositeur Sorel avait envie de faire du " Rouge et le noir" une comédie musicale. Il a approché Vincent Baguian pour lui proposer d'écrire les paroles des chansons et ce dernier a pensé à moi pour le livret. Ce fut un défi de m'attaquer à ce monument de la littérature. Le cahier des charges me demandait d'en faire vingt tableaux. J'ai dû opérer des coupes, fondre certains personnages en un, transformer des situations pour théâtraliser le récit et créer une intrigue avec son lot de surprises et de suspens. Les 21 chansons représentent des moments suspendus où sont exposés les états d'âme des personnages. J'ai pris certaines libertés tout en veillant à ce que l'histoire et les intentions de Stendhal soient respectées. Son roman démontre que, si la noblesse existe, elle n'a rien à voir avec le milieu social dans lequel on naît. Il exprime aussi la bataille perdue des apparences contre la force des émotions. Julien Sorel est un jeune homme obsédé par l'image négative qu'il a de lui-même. Parce qu'il est fils de charpentier, il se sent indigne de tout, et en même temps, il a une ambition démesurée, avec pour modèle Napoléon Bonaparte. Il est tiraillé entre ses complexes et son ambition. Il essaie de gravir les échelons avec une froideur qui ne lui correspond pas et retombe à chaque fois dans le flot de ses émotions qui l'emportent, jusqu'au jour de sa condamnation à mort où il accède à une forme de sagesse."

Alexandre retrouve, par ailleurs, Jean-Philippe Daguerre qui l'avait dirigé dans "La Flûte enchantée" au Théâtre des Variétés. "J'aime sa passion pour les classiques. Il sait en faire jaillir le panache et l'énergie qui leur sont propres et arrive à intéresser tous les publics par ses approches à la fois contemporaines et fidèles. Mon personnage essaie de faire preuve de sagesse et d'autorité, tel le roi Salomon, mais personne ne l'écoute. Il n'arrive pas à stopper les conflits qui gangrènent son royaume. Nous lui avons créé un défaut de prononciation et un costume qui n'aident pas à sa majesté ! Petit à petit, il réussit néanmoins à retourner les situations en sa faveur et à rétablir l'ordre. Tout est dans les rouges et blancs au niveau des décors et costumes d'époque. Nos douze interprètes, comédiens et musiciens apportent un grand souffle de jeunesse et d'énergie à la pièce." À noter que J-P. Daguerre prépare pour la rentrée 2017, "Adieu Monsieur Haffmann", l'histoire pleine d'émotions et de suspense d'un bijoutier juif (Alexandre), caché dans sa cave par son employé (Grégori Baquet) pendant la Seconde Guerre mondiale.
Portrait par Alain Bugnard
Paru le 17/09/2016

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CID (LE)   (52 notes)
THÉÂTRE DU RANELAGH
Jusqu'au dimanche 15 janvier

C. DRAMA. Chimène et Rodrigue s'aiment d'un amour fou. Tels Roméo et Juliette, leur destinée est contrariée par leurs familles respectives. Nous sommes en plein cœur d’une histoire de chair et de sang: passion, vengeance, trahison portent nos émotions à leur paroxysme dans cette pièce épique.


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