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© Kobayashi


Yann Stotz et Cécile Giroud
"Classe !" un spectacle conçu au feeling avec le public
Vous avez peut-être vu ce couple impayable dans Les Années Bonheur de Patrick Sébastien. Les deux humoristes qui le composent ont fait leurs preuves au café-théâtre. Cécile Giroud a débuté dans les Taupes Models, avec Céline Iannucci et... Florence Foresti avant de créer « Ça y est, j'suis grande » en solo. Yann Stotz lui, se consacre au one-man depuis dix ans. Ils se sont rencontrés lors de maints festivals d'humour et autour de nombreux verres, avant de travailler en duo : « on aimait nos univers respectifs, on riait des mêmes choses et on avait la musique en commun ».
La musique, Cécile la pratique depuis l'âge de quatre ans. Plus tard, elle s'est « guérie au piano bar après s'être perdue en prepa HEC puis réparée en fac de psycho ». Yann mêle depuis toujours humour et chanson « Pour moi, non seulement c'est indissociable mais ça fait intrinsèquement partie de notre métier ». Il se forme en écoutant Sinatra le matin et Serge Lama le soir « la passion est mon meilleur prof » précise-t-il. Côté humour, il s'est nourri de l'absurde de Monty Pythons, Mel Brooks ou encore Leslie Nielsen sans négliger Poiret et Serrault. Elle, avoue des influences plus françaises, Marianne Sergent ou Manuel Pratt, bref, « l'humour qui gratte ». « Mais depuis toute petite je fabule, j'imagine... ça m'aide beaucoup pour l'impro » dit cette co-directrice de la Ligue d'Improvisation Lyonnaise et double championne du monde d'impro à Montréal.

C'est d'ailleurs en quasi impro totale qu'ils ont créé leur duo :« Mathilde Moreau (Compagnie du café théâtre à Nantes) nous a programmés deux semaines avec ces mots : depuis le temps que vous parlez de créer une bêtise ensemble, voici l'occasion ou jamais ! ». Nous avions plusieurs mois pour l'écrire mais tout a commencé... dans le train, vers Nantes, juste avant de jouer! Comme on a du mal à se mettre autour d'une table en se disant : écrivons un truc drôle, on y est allés au feeling avec le public, sans aucune répétition. C'est un vrai luxe. Aujourd'hui encore, chaque soir, c'est un peu différent. Le squelette étant solide, on peut faire ce que l'on veut à l'intérieur ».

Alors, quid du spectacle ? « Nos personnages ont la même quête : vouloir être classe... mais y a pas moyen! Dès que l'un tient la route, l'autre part en sucette. Pour autant, il n'y a ni gagnant ni perdant puisque nous échangeons les rôles de Clown blanc et d'Auguste en permanence. De même, si l'on se vanne, c'est toujours sans méchanceté. Regardez Laurel et Hardy, les Marx Brothers... Ils se chamaillent en permanence et ce sont de joyeux compères! L'affrontement donne du sel à leur humour ».

Mais encore ? Des chansons, de leur cru, ou pas, dont une petite perle signée Gérard Rinaldi (Les Charlots). De l'absurde, si cher à leur coeur. Un dynamisme et un savoir-faire à toute épreuve...
Portrait par Caroline Fabre
Paru le 15/07/2016

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