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Frédéric Jessua
©Bruno Perroud


Annabella
(“Dommage que ce soit une putain”)au Théâtre de La Tempête
C'est la pièce la plus connue de John Ford, que Frédéric Jessua met en scène et retraduit (en collaboration avec Vincent Thépaut) au Théâtre de la Tempête. Dommage qu'elle soit une putain devient donc Annabella (Dommage que ce soit une putain). L'histoire d'un amour interdit, dans la Parme de la Renaissance.
« Dans Annabella (Dommage que ce soit une putain), plusieurs intrigues s'enchevêtrent explique Frédéric Jessua : les amours de Giovanni et Annabella constituent la principale ; mais le destin d'un mari évincé, Richardetto, celui d'une amante délaissée, Hippolita, d'un rival ridiculisé, trouvent leur convergence dans l'idée de vengeance. Toutefois, et c'est la force de la pièce, ce qui est amoral se révèle avoir sa propre morale et tout ce que l'on fait pour se plier à la morale peut devenir immoral. » En effet, la tragédie baroque écrite, en 1626, par John Ford, brouille l'ordre social d'une société corrompue qui s'élève contre la pureté de la passion amoureuse unissant Annabella et son frère jumeau. « En proposant une nouvelle traduction, poursuit le metteur en scène, nous désirons restituer au mieux la langue brute et crue de la pièce originale, tout en nous laissant la liberté de la faire évoluer, comme le travail de plateau peut l'imposer... » Une langue ici investie par une troupe pleine de jeunesse qui fait revivre une Parme transgressive et atemporelle.
Zoom par Manuel Piolat-Soleymat
Paru le 23/03/2016

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