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© Bruno Perroud


Lisa Schuster
Quand le diable s’en mêle
Didier Bezace a réuni sous ce titre trois courtes pièces de Feydeau (dont "Léonie est en avance") qu'il présentera aux Gémeaux du 5 au 10 avril prochains. Lisa Schuster commente cette auscultation cynique des relations conjugales, bientôt en tournée dans toute la France.
Que pensez-vous du regard que porte Feydeau sur la vie à deux dans ce triptyque ?
Il est terrible ! Terrible de désillusions et d'amertume. La communication entre les hommes et les femmes semble être tout simplement impossible ! Ces couples se parlent mais ils n'échangent pas : chacun reste dans sa problématique, dans ses obsessions... jusqu'à l'absurde ! Et c'est cela qui nous fait rire ! Cette banale et terrible humanité...

Dans quel cadre Didier Bezace a-t-il choisi de vous placer ?
Contrairement à ce que l'on pourrait attendre pour des pièces de Feydeau, nous évoluons ici sur un tréteau de théâtre et non pas dans un salon bourgeois ! Il se transforme néanmoins au fil des pièces, devenant un lit conjugal dans "Feu la mère de Madame "ou bien un cabinet de travail dans "On purge bébé" Cette sobriété scénographique universalise en quelque sorte le propos, elle extrait la pièce de son contexte historique pour laisser toute sa place à la folie des personnages.

Sur quels effets et émotions se concentre ici votre travail de comédienne ?
J'ai travaillé sur l'obsession de chacun des trois personnages que j'interprète dans le spectacle. Ils ont tous une idée fixe qui motive leur comportement laissant apparaître la folie au détour du quotidien domestique. Feydeau ne supporte pas la demi-mesure et le jeu a été de pousser ces obsessions jusqu'à l'absurde.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 01/04/2016

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