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Anne Charrier
"La Rivière"Un mystère par une nuit sans lune
C'est à la Comédie des Champs Elysées que se joue cette pièce «La Rivière», de l'anglais Jez Butterworth qui se trouve être aussi co-auteur de «Spectre», le dernier James Bond, dans une mise en scène de Jérémie Lippmann. Focus sur Anne Charrier, qui partage la scène avec Nicolas Briançon, Emma de Caunes et Clara Huet.
Qu'est-ce qui vous a attirée dans cette pièce ?
Mon personnage déjà, qui est une femme amoureuse mais dans les prémices de l'amour, avec tout ce que cela implique : la fraîcheur et la générosité qui animent cette envie de rencontrer l'autre, pleine de curiosité, propres à la découverte sentimentale. Et puis ce texte a un univers particulier - Jérémy nous a d'ailleurs fait travailler en amont sur des textes de Ted Hugues, un poète assez tourmenté pour approcher et s'imprégner de cette ambiance. Ce qui m'a plu aussi c'est de traiter l'idée d'être amoureux de l'amour, de cette espèce de fantasme autour du sentiment amoureux, de cette envie de concrétiser une relation même si l'on sait qu'elle va se heurter à la réalité et toute la désillusion qui s'en suit.

Vous arrivez à cumuler une double carrière théâtre et cinéma, que vous apporte la scène ?
Ce sont deux mondes et deux approches très différentes du jeu dramatique. Ce que j'aime spécifiquement dans le théâtre, c'est qu'il y a une forme de liberté, même si le carcan est plus serré, une fois que la mise en scène est faite et que l'on commence les représentations, il y a ce plaisir de l'instant présent où tout est possible.? Rien n'est jamais vraiment pareil avec l'évolution, malgré le phénomène de succession des dates. Bien sûr, il y a un rapport à l'autre, interprète ou public, et à soi aussi car on reste dans une trame émotionnelle chronologique qui n'existe pas au cinéma. Il y a une dimension sur scène à travers ce rapport humain qui est galvanisante.
Interview par Samuel Ganes
Paru le 22/02/2016

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