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© Bruno Perroud


Arnaud Gidoin
Challenger dans tous les domaines
Vous le connaissez, que ce soit au théâtre ou à la télévision, cela fait plus de vingt ans qu'Arnaud Gidoin joue, présente, chronique, écrit ou encore produit. On le retrouve aujourd'hui aux côtés de Stéphane Plaza, pour «Le Fusible», mis en scène par Arthur Jugnot, au Théâtre des Bouffes Parisiens, après une tournée de trois mois. Focus sur un artiste hyperactif.
Arnaud, on vous a vu déjà dans de nombreuses comédies à succès, qu'est-ce qui vous a attiré sur ce projet ?
Sylvain Meyniac n'en est pas à son premier coup d'essai, c'est un auteur qui a déjà de nombreux succès à son palmarès et c'est pareil pour Arthur Jugnot dans la mise en scène. L'association des deux était déjà très attirante, et c'est Arthur qui m'a demandé de venir faire les essais. Mais ce qui est très fort dans cette aventure et je l'ai rarement vu à ce point, c'est un esprit de famille et de troupe comme on le vit actuellement. Cela amène forcément une sincère complicité et contribue bien sûr au succès, car il y a un plaisir communicatif fort. Stéphane Plazza, on se connait depuis plus de dix ans, on s'est souvent croisé sur des plateaux de télévision, et c'est pareil pour chaque artiste sur cette pièce, certains avec qui j'ai déjà travaillé, d'autres je les ai déjà vu jouer et on se connait par des connaissances communes. Du coup, depuis les premières répétitions cet été, c'est un vrai plaisir. Pour ajouter à ça, la plupart des dates en tournée étaient à guichet fermé, on est donc heureux de continuer à Paris. Mais il faut l'avouer, Stéphane y est pour beaucoup. Je suis assez admiratif de ce garçon : il est d'un professionnalisme redoutable - il gère sa propre entreprise, ses agences, ses émissions, en même temps il est là sur la pièce, il arrivait en répétition en connaissant son texte mais aussi celui des autres, il rebosse encore des passages avec sa coach Catherine Lombard - il n'arrête jamais! En plus, malgré tout ça il prend le temps d'être avec nous, il est d'une générosité incroyable, il est très nature et simple, il ne refuse jamais une photo à qui ne lui demande. Les gens le connaissent beaucoup par la télévision, mais c'est avant tout un homme de théâtre.

Vous aussi vous êtes un gros bosseur, depuis vos débuts à la télévision en 93 vous n'avez pas arrêté ?
C'est vrai que l'émission Yacapa avec laquelle j'ai fait ma première télé, ou plus tard en 1995 «Les Pourquois de Monsieur Pourquoi sont bien loin». Mais c'était une période différente. J'ai eu la chance d'être produit par des professionnels comme Ardisson ou Louvin à la télé et des artistes comme Dubosc, Rousseau ou Kavana veuillent bien jouer des textes que je leur avait écrit. Une carrière c'est aussi et avant tout des rencontres, mais je ne suis pas carriériste. Je m'en fous du concept de la carrière, je vais là où ça me fait plaisir. Par exemple, je suis passionné de golf et je bosse avec la marque Bent Criss, j'adore. De la passion et de l'envie, j'étais animateur pour TF1 puis pour M6, j'ai toujours gardé un pied dans le théâtre que ce soit en one-man show ou en pièce de théâtre. Il faut avoir une volonté forte pour rester dans deux domaines si différents, car on est vite catalogué. La diversité aussi, c'est important. Quand j'ai joué dans la comédie musicale «Scoobidoo» par exemple, c'était pour me confronter à un monde que je ne connaissais pas : le public enfants. Je me rappelle que je faisais Samy avec la perruque et la voix candide comme dans le dessin animé les après-midi et au même moment les soirs, je jouais dans un Labiche avec Arthur Jugnot et Jean Benguigui, dont j'étais le serviteur avec un accent alsacien : l'écart était dément. Mais c'est aussi ça le plaisir du comédien. Pascal Légitimus m'a souvent dit : « tu n'es pas un humoriste, tu es un comédien qui fait rire » et ce n'est subtilement pas la même chose.

Retrouvez également son émission «Les 2 minutes Avant» où il échange avec les artistes de spectacle vivant 2 minutes avant leur montée sur scène - sur www.insideall.fr
Interview par Samuel Ganes
Paru le 14/02/2016

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FUSIBLE (LE)   (14 notes)
THÉÂTRE DES BOUFFES-PARISIENS
Jusqu'au samedi 3 juin

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