Connexion : Adhérent - Invité - Partenaire
Accueil Qui sommes nous Nos services Comment adhérer Questions courantes Contactez nous

© Nicolas Baret


Armand Éloi
L’École des femmes
Simple farce sur le mariage et l'infidélité ? Pas si sûr ! Le metteur en scène d'origine belge y voit un vibrant plaidoyer pour la liberté des femmes et l'égalité des sexes, que Pierre Santini et Anne-Clotilde Rampon défendront sur la scène du Théâtre 14.
Quelle vision souhaitez-vous offrir de ce classique de Molière ?
Les pièces que je mets en scène présentent souvent des figures de femmes remarquables et fortes (comme celle de «La Chunga» au Théâtre 13 en 2006). Agnès est un personnage infiniment moderne qui se traite de sotte mais se révèle intelligente et déterminée, consciente de ses charmes, maîtresse de ses choix. Dans le piquant de ses réparties, dans la rouerie de ses stratagèmes, dans sa sensualité, dans sa liberté de cœur et d'esprit que n'arrêtent ni la claustration, ni les leçons de morale, ni la contrainte physique, je reconnais les adolescentes d'aujourd'hui.

Quelles couleurs Pierre Santini donnera-t-il à Arnolphe ?
Au-delà des comportements tyranniques d'Arnolphe, Pierre Santini a l'ambition de donner à voir sa part d'humanité : il aime Agnès, elle le désarme, cette faiblesse le perd et le sauve à nos yeux. Je suis fasciné en répétitions par la palette d'expressions dont dispose ce très grand comédien.

Dans quel univers votre troupe évoluera-t-elle ?
Notre univers visuel est inspiré par les toiles de Watteau et Fragonard. Nous avons donc déplacé légèrement l'action du 17e au 18e siècle, qu'évoquent plus que ne reconstituent la scénographie d'Emmanuelle Sage et les costumes de Paul Andriamanana.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 20/12/2015

-
Haut