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D.R.


Bruno Chapelle
Un joyeux boulimique
S'il a débuté dans les années 80, avec le célèbre «Petit Théâtre de Bouvard», Bruno Chapelle est aujourd'hui comédien, auteur, metteur en scène et co-directeur du théâtre de l'Archipel depuis cinq ans. « La fille de son père» est sa nouvelle pièce.

Son entrée en théâtre

« Quand je me suis retrouvé, à 17 ans, en fac de maths, je me suis rendu compte que je ne ferais jamais des maths par plaisir. Mon père, qui adorait son métier, m'a dit "On est malheureux dans la vie si on n'aime pas ce que l'on fait. Alors, vas-y fais ce qui te plaît!» Hélas, je n'en savais rien moi-même ! J'avais envie d'artistique. Musique parce que j'étais fan de rock ?Théâtre ? A priori ce n'était pas ma culture -on n'allait jamais au théâtre-, mais je faisais déjà des imitations et du théâtre amateur. Alors pourquoi pas faire rire sur scène ? C'est en intégrant le Cours Simon que tout a commencé.
Mon premier copain là-bas fut Bernard Campan. On a même écrit une pièce ensemble qui fut mise en scène par Yves Carlevaris, aux 400 Coups. Puis j'ai rencontré Laspalès et Chevallier. On s'est bien amusés !

Un an et demi après, il y a eu le Petit Théâtre de Bouvard. Comme les autres, j'y suis arrivé par le jeu. Pourtant, très vite on s'est mis à concevoir des trucs et on a découvert... les droits d'auteurs : la SACEM allait nous payer pour ce que nous avions écrit !!! Alors, j'ai continué, écrit des séries, on disait sitcoms à l'époque... et je suis passé au théâtre ».

La genèse de « La fille de son père »

«Directeur artistique du festival de théâtre à Santenay dont je suis originaire, je cherchais une comédie à y programmer. L'envie de remonter «Merci Jean-Claude» et d'y retrouver les copains avec qui elle a été créée s'est imposée à moi. J'en ai tout de suite parlé à Camille Saféris, parce que nous l'avions écrite ensemble, et il a suggéré que nous la modernisions. Nous nous sommes donc remis à l'écriture. On s'est tellement pris au jeu qu'il reste aujourd'hui presque uniquement la même structure.

La mise en place de l'histoire et le quiproquo central ont été simplifiés, les personnages ne sont plus les mêmes. L'ensemble a gagné en cohérence et en crédibilité... même si on reste évidemment dans la farce. Avec les comédiens ( Pascale Michaud, Marie-Aline Thomassin, Olivier Yéni, Camille et moi), nous avons retrouvé une cohésion renforcée car, depuis la création on a joué ensemble comme séparément. L'accueil chaleureux, et réjoui, du public de Santenay nous a poussé à la rejouer ici ou là et, chaque fois, l'accueil a été extra!».

Le « spitch » de « La fille de son père »

Un même immeuble. Au 6ème, un producteur de télé qui s'appelle «Personne». En bas, la fille de la gardienne, qui veut faire de la télé. Au milieu, les studios d'une grande chaîne dont elle pousse les portes au culot. On lui demande par qui elle est recommandée. Elle répond... personne. Bref, Comment réussir dans la vie quand on est fille de personne ? Avec de la chance si ce Personne est quelqu'un ! A découvrir à l'Archipel !
Portrait par Caroline Fabre
Paru le 10/12/2015

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