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© Bruno Perroud


Julien Romano
«L’Impasse», au Théâtre Clavel
Est-il possible de rêver d'un monde poétiquement habitable, où la liberté et la paix seraient les biens les plus précieux ? Un monde où notre prochain et nous-mêmes ne serions plus des objets de consommation ?
Quelle histoire avez-vous choisi de raconter pour aborder cette question préoccupante qu'est la déshumanisation de notre société ?
L'histoire est construite autour de quatre personnages : deux frères - un vient de sortir de prison, l'autre n'a rien fait de sa vie -, une femme qui a un lien direct avec eux, et, pour finir, la mère des deux frères, qui fait partie intégrante de l'histoire sans être présente physiquement. Ils ont un passé très lourd et un avenir plus qu'incertain. Ils ne demandent qu'à être aimés, guidés, écoutés dans une société qui n'accorde plus d'importance à ces valeurs essentielles. Considérer l'autre comme un être humain avec ses douleurs, ses failles, ses faiblesses et ses rêves semble pour beaucoup un effort quasi surhumain. Cette incapacité à s'écouter et se comprendre entraîne une autre forme de communication, beaucoup plus primaire : la violence. C'est terrifiant.

Pourriez-vous nous présenter vos personnages ?
Le personnage principal est la femme, interprétée par Karen Peyrard. Elle est le prisme par lequel passent toutes les émotions et, sans le vouloir, l'élément perturbateur et déclencheur de l'action. Le petit frère est interprété par Jonathan Bruzat. C'est un personnage charismatique et violent qui pourrait être attachant, mais c'est le dernier de ses soucis. Mon personnage, le grand frère, vient de sortir de prison et redécouvre son environnement après un certain nombre d'années. Le plus dur, pour lui, c'est que rien n'a changé... Pas même lui.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 19/11/2015

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