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D.R.


Jean-Laurent Cochet
Infatigable, il reprend pour la troisième fois "Doit-on le dire" de Labiche, qu'il créa il y a près de vingt-cinq ans. Un spectacle en-chanté et enchanteur qui n'a pas pris une ride.
Comédien, metteur en scène, professeur d'art dramatique... Jean-Laurent Cochet est sans doute une des figures les plus incontournables du théâtre français. Difficile en quelques adjectifs, même savamment choisis, de restituer la personnalité riche, gourmande et passionnée de cet amoureux absolu des arts de la scène.

Pierre Dux ne s'était pas trompé en lui proposant de mettre en scène Doit-on le dire, d'Eugène Labiche. L'idée de génie de Jean-Laurent Cochet est alors de transposer cette pièce en "comédie musicale" sur des mélodies de compositeurs contemporains de l'auteur.

L'inspiration est couronnée par un succès immédiat. Le spectacle sera repris par la suite au théâtre Hébertot, et enfin cette année, au théâtre Mouffetard pour cent représentations, à partir du 18 septembre. Une actualité enrichie par la reprise du cycle des lectures de Jean-Laurent Cochet au théâtre Daunou, un lundi sur deux à partir du 23 septembre et ce jusqu'en décembre. Une rentrée laborieuse, ce qui n'est pas sans réjouir cet éternel jeune homme qui avoue guère aimer les vacances.

Starter Plus : Avez-vous modifié certaines choses de votre mise en scène initiale ?
Jean-Laurent Cochet : Vouloir absolument refaire des choses, c'est prendre le risque de s'éloigner de l'œuvre, de la trahir. Cela n'a jamais été mon style. Quand on a monté une pièce, c'est qu'on l'a mûrie, qu'on en a fait le tour et que l'on se dit "voilà, c'est comme cela qu'il faut y être fidèle". Mais c'est à l'intérieur de cette contrainte heureuse, choisie, que l'on trouve une liberté. Ces pièces sont inépuisables.

S. P. : Comment percevez-vous l'écriture de Labiche ?
J.-L. C. : L'écriture est délicieuse, souvent poétique, ce qui la rend sans doute plus difficile à jouer que d'autres. Sous une apparente bonté, c'est quand même un procès des cons, des gens âpres au gain. Mais il leur accorde une gentillesse, une fantaisie. C'est très difficile à jouer pour un comédien, parce que c'est très précis comme exigence, et qu'en même temps, tout est à réinventer. Il y a beaucoup d'informulés en marge du texte, alors il faut pouvoir fournir une grande excitation tout en ménageant une mesure, une précision... c'est une espèce de frénésie canalisée.

S. P. : Des projets ?
J.-L. C. : Pour début 2004. Ce sera également une reprise, mais qui me tient particulièrement à cœur puisque c'est un des rôles et une des pièces que j'ai préféré jouer, Monsieur Vernet de Jules Renard que je monterai pour le Théâtre 14, accompagné de Vingt-Neuf Degrés à l'ombre toujours de Labiche, qui est aussi une petite comédie musicale. Mais d'ici là, nous avons le temps de nous revoir.
Interview par Xavier Leherpeur
Paru le 01/09/2002

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