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Marc Jolivet
D.R.


Marc Jolivet : sans modération
Après son triomphe à Bobino, il nous offre 10 représentations exceptionnelles au Casino de Paris jusqu'au 27 septembre !
Marc Jolivet est un artiste rare. Dernier secoueur de conscience, sorte de bouffon de la République, il est une exception culturelle à lui tout seul. Son nouveau spectacle est un remède à la sinistrose politico-socioculturelle...
Comment résister à un homme qui dit : "Je suis venu sur terre pour réaliser mes rêves d'enfant." Marc Jolivet est un saltimbanque, un vrai, et non un produit de consommation dont usent les médias. C'est un électron libre.

Son nouveau spectacle, L'Utopitre, fait une démonstration de cette liberté. L'utopiste rêve d'une société idéale. Le pitre, lui, est farceur, bouffon. Sa fonction est de critiquer l'ordre établi. L'utopitre est un super renégat, un empêcheur de tourner en rond. L'Utopitre était aussi le titre de son remarquable roman. Mais le spectacle n'en constitue pas l'adaptation théâtrale. Il a été élaboré avec l'aide du public, auquel il n'a pas hésité à demander son avis. Le résultat l'a surpris et séduit. L'optimisme saute aux yeux. Grâce au public, Marc Jolivet peut s'écrier: "Ensemble, tout n'est pas encore foutu." "Il faut fabriquer du neuf, il faut que l'on connaisse enfin ce XXIe siècle", poursuit-il. Marc Jolivet propose un nouveau principe politique, l'Éconologie. Son parti s'appelle É.R.E.C.T.I.O.N. Vous avez bien lu, mais calmez-vous. É.R.E.C.T.I.O.N., cela signifie Éconologie Radicale Et Citoyenne Totalement Indépendante Omniprésente et Numérique. Fallait aller le chercher ! Bref, un parti qui doit se tenir bien dressé pour être utile. Jolivet ne se présente à aucune élection. Il secoue juste le cocotier des certitudes et des habitudes.

NOTRE UTOPITRE NATIONAL

Son spectacle se compose de trois parties. Dans la première, l'acteur est seul en scène. Et il est bien embêté l'artiste. C'est sa dernière soirée d'homme libre. Il vient en effet d'être racheté par la terrible société "Macrosoft" pour devenir le Big Marc ; devenir un comique avec un code-barres sur le front et non plus un humoriste libre. Il attend les musiciens. Comme ceux-ci n'arrivent pas, il s'imagine le pire. De réflexion en angoisse, Jolivet évoque les travers et dérapages de notre société. Puis arrive Guy Laporte, véritable "Auguste" qui renvoie les balles et les tartes à la crème. Puisque les musiciens n'arrivent toujours pas, place à l'entracte. On peut déguster des produits bio et admirer les dessins de CharlÉlie Couture. Puis the show must go on avec l'orchestre cette fois. La musique est l'œuvre de Camille Rocailleux. Cette partie est traitée comme une comédie musicale, mais à la sauce Jolivet. Évidemment, il va s'accrocher avec le chef d'orchestre, créer des situations clownesques avec Guy Laporte, raconter ses amours avec Cameron Diaz (ben voyons !). Il dansera même avec la planète. La troisième partie est un cadeau qu'il offre au public.

Ce sont les rappels. Le public devient roi. Marc Jolivet est content, le sketch Digicode a enfin remplacé dans le cœur du public La Caisse de tuiles. Grâce à Marc Jolivet, rions d'un monde qui, espérons-le, deviendra un jour meilleur.
Zoom par Marie-Céline Nivière
Paru le 24/09/2003

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