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Jean Tholance


Jean-Luc Lemoine à la Comédie Caumartin
Teint verdâtre, sourire narquois, le tout sur fond noir : l'affiche ne dément pas le titre : Jean-Luc Lemoine est inquiétant. Entre France 2, Europe 1 et la scène, son année a été très remplie. Mais ce monstre de cynisme n'en a pas encore terminé : il revient dès le 18 septembre à la Comédie Caumartin.
Starter Plus : Quand on vient voir Jean-Luc Lemoine sur scène, est-ce le même qu'à la télé ?
Jean-Luc Lemoine : Non, il n'y a pas de corrélation entre mon spectacle et ce que je fais chez Laurent Ruquier. Sur France 2 comme sur Europe 1, je suis avant tout chroniqueur. Mais c'est vrai que ce personnage cynique que j'interprète à l'antenne se retrouve dans l'esprit du spectacle.

S. P. : Comment s'est faite la rencontre avec Laurent Ruquier ?
J.-L. : Il est venu me voir alors que je jouais au Petit Marigny. Le spectacle lui a plu et il m'a contacté six mois après pour que je vienne faire des essais sur Europe 1.

S. P. : Est-ce que tout se passe bien avec les autres chroniqueurs ?
J.-L. : Oui. Un jour j'ai dit que si j'étais un microbe, je serais Gérard Miller. Mais on s'apprécie beaucoup.

S. P. : Quels auront été les meilleurs souvenirs de tournage pour "On a tout essayé" ?
J.-L. : L'une de mes premières caméras cachées se déroulait place Vendôme. Je jouais un mec qui ne supportait pas la pollution et qui devait porter une cagoule et un masque en permanence. Et c'est dans cette tenue que j'allais faire mon shopping chez les joailliers. Des voitures de flics sont arrivées immédiatement. C'était chaud. Autre caméra cachée, celle où nous avions utilisé un sosie de Michael Jackson et j'étais son attaché de presse. Il devait aller acheter des disques au Virgin sur les Champs. Nous sommes arrivés en Limousine et en quelques secondes elle a été cernée par les fans. On a dû partir, mais la vitre de la Limousine était en miettes. Impressionnant.

S. P. : Est-ce plus cool avec les filles depuis que tu es connu ?
J.-L. : C'est surtout aux très jeunes filles que je plais, pas de chance.

S. P. : Dans ton spectacle, tu commences avec un comédien qui joue du "Tarantino" à la française braquant un client de supermarché avec un revolver en plastique. Tu as connu aussi des moments forts dans ta carrière ?
J.-L. : Je me souviens d'une représentation de Mon colocataire est une merde. Nous jouions dans une MJC. Nous devions nous changer dans une galerie marchande, à côté d'un rideau de fer. Juste avant d'entrer sur scène, nous sommes allés pisser dans une ruelle, mais manque de pot quand on est revenu, la porte qui donnait accès à la salle de spectacle était fermée. On s'est retrouvés bloqués, puis quand quelqu'un nous a ouvert, le show devait être commencé depuis plusieurs minutes, mais tout le monde a cru que c'était inclus dans le spectacle. Donc tout s'est bien déroulé.

S. P. : As-tu une affection particulière pour les animateurs de galerie marchande ?
J.-L. : C'est vrai que j'aime bien jouer le rôle du bateleur, sur scène comme à la télé. J'ai une sorte de fascination pour le phrasé de ces gens-là, ils te vendent des trucs avec une voix un peu chantante. Quand j'en croise dans les grandes surfaces, je pourrais les regarder des heures et je vois bien qu'ils vivent de grands moments de solitude. Mais c'est peut-être une manière d'exorciser ses propres peurs en se disant, que si un jour ça ne marche plus, il ne faut pas que je me retrouve dans cette situation.

S. P. : Tu joues tour à tour un gardien de centre aéré et un père qui veut adopter un enfant parce que son chien est mort. Tu dois adorer les enfants...
J.-L. : Oui... avec du riz, c'est bon. Mais en attendant d'aimer les enfants, j'aimerais d'abord trouver la mère.

S. P. : Quels sont tes projets pour l'année prochaine ?
J.-L. : Me la péter.
Interview par Frédéric Maurice
Paru le 17/09/2002

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