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D.R.
Le Bouffon Théâtre
Au premier plan, un Franprix, une pharmacie ; derrière, des grilles. Le Bouffon Théâtre ? C’est bien là : 28 rue de Meaux, dans le XIXe arrondissement, métro Colonel Fabien. Au rez-de-chaussée d’un HLM, un petit bâtiment peint de rouge et de jaune : « un îlot de résistance, un espace où circule un peu d’air frais » , selon la jeune équipe qui a repris le théâtre il y a deux ans.
L'ancien directeur tenait le Bouffon Théâtre à bout de bras depuis plus de dix ans. En 1998, appelé vers d'autres horizons, il donne cette salle de cinquante places au metteur en scène Richard Arselin.

Pour un théâtre, la scène est atypique : de plain-pied avec la salle, elle est structurée par plusieurs piliers de béton et les rideaux ont été supprimés. L'ensemble, peint en noir, relève d'un modernisme post-industriel. Il se prête pourtant aussi bien à Molière qu'aux pièces de jeunes créateurs.

Au Bouffon, la politique de programmation est claire : plusieurs classiques par an, toujours mis en scène avec audace (telles Les Farces de Molière, montées façon cinéma burlesque par Richard Arselin) et beaucoup de créations. Après deux ans de travail acharné, « le théâtre a trouvé sa ligne », selon Hélène Labadie, administratrice des lieux. Aujourd'hui, le Bouffon, c'est à la fois une compagnie, qui tourne avec succès en France, et un théâtre dont la direction se refuse, malgré les fins de mois délicates, à « prendre pour des vaches à lait » les troupes qui louent la salle pour leurs spectacles.

Pour l'instant, le théâtre survit sans subventions, sans publicité. Il s'est constitué un public auprès des riverains grâce à un tarif spécial et un atelier théâtre pour enfants (un énorme succès). L'équipe s'est dotée l'an dernier de deux nouvelles recrues. Freyja Sylvestre s'occupe de la communication (et aussi de la technique aux côtés du régisseur, Olivier Naslin), et Dominique Mariko déploie ses talents pour promouvoir le théâtre et la compagnie. Bien entendu, comme la polyvalence est de mise au Bouffon, chacun sait, quand il le faut, monter sur une échelle pour réparer une ampoule.

« Faire fonctionner un théâtre est un travail de longue haleine, conclut Hélène. Rien n'est jamais gagné. Venez ! On a terriblement besoin d'un public curieux... »
Dossier par Myriam Greuter
Paru le 01/05/2000

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