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© Bruno Perroud


Olivier Macé
un metteur en scène au parcours singulier
« J'ai changé cinq fois de métier. Quand la vie nous offre cette chance, il faut tout mettre en œuvre pour la saisir ».
Après une thèse portant sur l'économie des rejets dans l'atmosphère (!), ce Docteur en physique (eh oui!) a inventé plusieurs brevets en six ans de recherches à l'Aérospatiale. Pourtant, ne se voyant pas passer sa vie devant des instruments de mesure, il bifurque vers... les RH, puis vers... le conseil en management des risques concernant qualité, sécurité et environnement dans une grosse boîte internationale qui l'amène à parcourir le monde. Mais, à 36 ans, il a envie de se poser et revient à Paris avec un poste de DRH.

A cette époque, il s'éclate dans un cours de théâtre amateur où un metteur en scène lui propose un rôle au théâtre. Olivier y trouve son compte certes, mais pas question d'attendre que le téléphone sonne, il lui faut un «métier qui décide» ! Il demande à ce metteur en scène, Jean-Pierre Dravel, de l'initier au sien puis ils cosigneront leurs mises en scène. Ce compagnonnage artistique, surnommé «l'aigle à deux têtes», comptabilise à ce jour quelques soixante-dix pièces, sept nominations aux Molières et un Molière !

Cet homme, qui a la tête sur les épaules et gagne bien sa vie, abandonne son activité professionnelle pour le théâtre en 2004, quand il commence à en vivre vraiment. Il crée cependant en parallèle une boite de conseil en management, développement personnel et prise de parole et écrira au passage deux livres avec Sonia Dubois pour Flammarion («Coachez vos vies» et «La Rupture»).

Ce parcours peu commun l'amène à définir un metteur en scène comme «chef de projet et manager. Du casting à la direction de l'équipe technique et des comédiens, il doit s'entourer des bonnes personnes et amener chacun à adhérer a ce qu'il a dans la tête. En fait, je fais la même chose qu'avant, mais dans le domaine artistique».

S'il reconnait être «né sous une bonne étoile», être fier de son parcours et de son fils Pierre, 27 ans, futur gynécologue obstétricien, il avoue être parfois capable de manipuler pour parvenir à ses fins... «en bon manager» et constate, dans l'évolution du théâtre privé en France, «une distribution des rôles de plus en plus compliquée car on vit une époque de l'instant, avec moins de comédiens à carrière» et «des directeurs de plus en plus frileux, des budgets qui se réduisent comme peau de chagrin (sauf s'il y a des vedettes) et donc une gestion d'économie de moyens éreintante».

Il envisage de diriger un théâtre «en province, car Paris semble saturé». Mais pour l'instant, «avec la bénédiction de Jean-Pierre», il a de plus en plus de projets en solo, toujours sur «des textes d'auteurs vivants qui se moquent de nos travers». Parmi eux, «Les voisins du dessus», sur le voisinage certes mais aussi la GPA. Didier Constant, fou de cette pièce, l'a convaincu de la remonter et Olivier a opté pour un mix entre le texte original de Laurence Jyl (créé dans les années 80 par Marthe Mercadier et Pierre Doris) et l'idée de sa reprise sous le titre de «Max et Charlie» qui mettait en scène un couple homosexuel. A déguster à la Comédie Bastille !
Portrait par Caroline Fabre
Paru le 17/10/2015

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