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©Pierre Diopnier


Coiffure et confidences
Six femmes en quête de bonheur
Après une belle tournée en province, Coiffure et Confidences arrive à Paris, au Théâtre Michel. Rencontre avec le metteur en scène, Dominique Guillo et la « comédienne coiffeuse-en-chef » Marie Hélène Lentini.
Comment cette pièce a vu le jour ?
Dominique Guillo: Elle m'a été proposée par un jeune producteur, Jérôme Foucher, très audacieux et avec un certain savoir-faire par ailleurs. Après cette tournée, je suis très content qu'on puisse la jouer au Théâtre Michel car il y a une ambiance assez cosy qui est en phase avec la pièce et surtout, c'est Didier Caron, le directeur du lieu qui a fait cette nouvelle adaptation de la pièce de Robert Harling, donc il la connaît très bien.
Marie-Hélène Lentini: C'est d'ailleurs assez bien que cette pièce, où ne jouent que des femmes parlant de leurs histoires de femmes, soit écrite, puis adaptée, produite et enfin mise en scène par des hommes. Du coup le regard est peut-être plus féministe encore que si c'était une femme, et on sent qu'il y a une forme de désir, d'admiration de la gente féminine.
D G : C'est vrai que lors du travail, j'ai souvent essayé de me projeter en femme, pour comprendre et tenter de mieux les diriger encore. Cette pièce a eu un succès au théâtre dès sa création en 1987, mais elle a eu une seconde vie avec le film «Potins de femmes» (Steel Magnolias) en 1989. C'est un film qui m'avait marqué jeune et c'est vrai que je ne me suis jamais caché de l'inspiration du film pour mon travail sur cette pièce.
M-H L : Michèle Laroque et Claire Nadeau en avaient déjà fait une adaptation il y a une vingtaine d'années, ça s'appelait «Coiffure pour dames». L'histoire était transposée dans le sud-ouest, nous ici on est en Bretagne à Paimpol, et même si l'adaptation est un peu différente, on reste sur ces moments d'intimité où ces femmes se retrouvent sur une période de trois ans, pour parler de tout ce qui fait une vie. C'est ce qui donne à cette œuvre une force universelle.

On est ici dans un registre de comédie dramatique ?
D G : On rit beaucoup et on est parfois ému. C'est même une comédie réaliste selon moi, car mon premier désir était que le spectateur rentre dans cette intimité, que le temps de la pièce il soit ailleurs avec ces femmes. Le décor est un vrai salon de coiffure, avec bacs à shampoings, sèche-cheveux, ...
M-H L : Dominique, pour ça, a le vrai souci du détail, il y a même des accessoires que vous ne verrez pas, mais c'est juste pour nous! Il a créé une ambiance sonore de radio avec les tubes et des annonces de l'époque. Rien n'a été laissé au hasard. Et on a beau jouer, rire, en même temps on coiffe, car c'est comme ça dans un salon de coiffure, on fait plusieurs choses à la fois. Il nous a donc fallu suivre des formations ... je ne suis pas très douée, mais c'est la magie du théâtre, comme on joue en même temps, les gens ne voient pas si on rate un rouleau.
Dossier par Samuel Ganes
Paru le 30/06/2015

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