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Davy Sardou
D.R.


Les Vœux du cœur
Davy Sardou et Julie Debazac
La pièce commence ainsi : Brian (Davy Sardou) et Tom (Julien Alluguette), croyants, demandent au prêtre de leur paroisse (Bruno Madinier) d'annoncer leur mariage lors d'une prochaine messe (l'action se déroule aux USA)...
Davy Sardou
Davy Sardou, comment définir cette pièce ?
Je connais bien l'oeuvre de Bill C. Davis, pour avoir joué une de ses pièces «L'affrontement » et en avoir vu d'autres, pas encore montées en France. Il a un thème de prédilection et un style. Résolument pro mariage pour tous, cette pièce donne pourtant le point de vue de l'Eglise et l'auteur y insuffle beaucoup d'humour.

Pourquoi avoir choisi de la jouer ?
Je fais du théâtre pour divertir et, en tant que spectateur, je n'aime pas qu'on m'impose un point de vue. Cette pièce pose des questions, laisse les portes ouvertes et est optimiste sur l'évolution de la société et donc de l'humain. Par ailleurs, avoir envie d'être tel ou tel personnage, bon ou mauvais peu importe, dicte mon choix. Là, je suis Brian. Je forme avec Tom un couple de croyants, fusionnel, qu'un prêtre va mettre en péril parce que son Eglise ne reconnaît pas l'homosexualité. Brian se bat de toutes ses forces, avec tout son amour. Car c'est aussi une pièce sur l'Amour. Alors, quand Marguerite Gourgue, directrice du La Bruyère me l'a proposée, j 'ai immédiatement accepté.

Entre ce couple d'hommes et l'homme d'Eglise, il y a un trublion, Irène (Julie Debazac). Soeur de Brian, elle tombe amoureuse du prêtre !

Julie Debazac
Elle fut Caroline, l'avocate BCBG de la série «Avocats et Associés» ou bien plus déjantée dans «Une souris verte», pièce de D. Carter Beane. Malgré d'innombrables tournages, elle n'a jamais lâché les planches, sa raison d'être depuis que, repérée à seize ans dans un cours de théâtre, elle a joué «La ménagerie de verre». «Tout s'est joué en une fraction de seconde, sur un moment de silence, un temps suspendu assez incroyable. Là je me suis dit : je veux ressentir ça toute ma vie !»

Julie, parlez-nous d'Irène...
C'est la moins croyante de tous. Ce personnage libre va faire bouger les lignes. J'aime son caractère, assez farfelu et rentre-dedans. Ni perverse, ni dans le calcul, elle se révolte pour défendre le bonheur de son frère. Mais je la sens fragile même si, ayant pris une décision, elle fonce. C'est ainsi que je la vois, mais les répétitions n'ont pas encore commencé...

Il y a déjà eu plusieurs lectures, non ?
Si. Aussi, je pense que nous irons tous dans le même sens : rendre drôle ce texte qui pourrait être un peu conformiste mais qui est aussi cynique. C'est un fil ténu très intéressant pour un comédien. D'ailleurs, je suis impatiente de travailler avec Anne Bourgeois. J'aime ce qu'elle fait et le travail de laboratoire qui précède les représentations me passionne autant que le fait de jouer.

Parler de religion aujourd'hui, n'est-ce pas un risque ?
C'est délicat, voire dangereux. Mais cette pièce vive et incisive pose des questions sans jamais se moquer. Parmi elles : puisque la société évolue, la religion peut-elle rester ancrée dans son positionnement ? Aussi est-elle ouverte à tous, à toutes les religions, à toutes les sexualités.
Dossier par Caroline Fabre
Paru le 15/08/2015

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