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© Bruno Perroud


Dominique Hollier
La Carte du temps
Traductrice de la dramaturge américaine Noami Wallace aux Éditions Théâtrales, elle nous présente ce triptyque offrant "3 visions du Moyen-Orient", mis en scène par Roland Timsit.
Pour quelles raisons êtes-vous sensible à cette plume ?

Son écriture présente cette qualité rare d'être aussi poétique qu'elle est engagée. Je ne parle pas de lyrisme, mais d'une langue travaillée, au plus près des êtres, qui fait advenir la poésie en partant toujours de faits, êtres et situations très concrets. Sans jamais nous infliger un débat d'idées, elle nous donne à voir l'humain dans toute la force, la fragilité, et l'unicité de chaque individu. D'où résulte à chaque fois une pièce sociale et humaine, jamais une pièce à thèse.

Quelle vision du Moyen-Orient offre-t-elle dans "La Carte du temps" ?

La Carte du temps met en présence des personnes qui n'auraient pas dû se rencontrer, des gens dont le destin est lié, malgré eux. Partant de situations précises (et authentiques), elle nous montre l'absurdité de ce conflit, l'horreur de cette absurdité, et la grandeur de ceux qui les subissent. Le spectateur n'est partisan de personne. Ou de chacun. Tragédie et déchirure sont là, bien vivantes. Cette pièce est un cri de rage et de douleur, mais aussi, de paix et de concorde, écrite avec intelligence, humanité... et une bonne dose d'humour.

Qu'ont de particulier les personnages mis en scène dans ces 3 saynètes ?

Ils ont comme particularité d'être pris dans des situations qui leur échappent, voire qu'ils ignorent. Aucun n'est "méchant", tous ont souffert, et leur vie est inextricablement liée à celle d'un autre, qui n'est véritablement "autre" qu'au sens que nous imposent la politique et l'ignorance : où l'on verra que pour être palestinien ou israélien, on n'en est pas moins "le même".
Interview par Alain Bugnard
Paru le 30/05/2015

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