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© Bruno?Perroud


Noman Hosni
« Il faut trouver le bon équilibre entre rire et contenu »
Il a commencé en 2008 en Suisse et revendique un stand-up vivant en constante évolution.
Noman, pourquoi vous présentez-vous comme irakien, vous qui êtes français ?
Je suis français et me sens français mais on me demande systématiquement mon origine. En réalité, mon père est tunisien, ma mère est irakienne. J'ai passé dix ans en Suisse. J'ai fait du stand up à Londres... Et j'ai longtemps eu l'impression d'être étranger partout. Alors, j'ai voulu simplifier la présentation de mon personnage.

Quelle est votre principale préoccupation sur scène ?
Que les gens rient parce que c'est magique, qu'ils se sentent bien. Je me dis même que j'ai gagné lorsque, à la fin, le public a plus l'impression d'avoir passé un bon moment avec un ami déconneur qu'avec un spectacle. C'est pour ça que tout mon spectacle n'est pas du par cœur, il contient une bonne part d'improvisation et il est en constante évolution.

Vers quoi désirez-vous tendre ?
Sous couvert de parler de ma vie, je développe des opinions et j'ai envie de parler de milliers de choses mais il faut choisir et trouver le bon équilibre entre rire et contenu. Ainsi, avant de parler de cannabis et des SDF dans mon spectacle, j'ai pris des bides dans des scènes ouvertes car ce sont quelques-uns des sujets tabous très difficiles à aborder en faisant rire. Entre autres, j'ai envie de développer sur l'Irak. On a aujourd'hui peu conscience que ce pays était laïque sous Saddam Hussein. Enfant, lorsque j'y vivais, les chrétiens y buvaient de l'alcool et mangeaient du porc. Mais c'est évident, faire rire sur un sujet aussi lourd est un vrai casse-tête !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 08/04/2015

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