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© Fabienne Rappeneau


Pour combien tu m’aimes?
Jean Franco & Guillaume Mélanie au Palais des Glaces
Les auteurs de « Panique au Ministère », «Lady Oscar »... ont encore frappé. Rencontrés en 2005 au Théâtre Edgar. Ils s'y sont vus...
Jean Franco: Nous jouions dans des spectacles différents que nous avions chacun co-écrits avec d'autres. Il y avait des ressemblances troublantes, dans les vannes, l'écriture, les références, le jeu... Alors, on a très vite travaillé tous les deux : on s'est mis en scène mutuellement, on a chacun joué dans des pièces que l'autre avait écrites et on a écrit à quatre mains. Mais on n'avait jamais joué ensemble dans un spectacle écrit ensemble... jusqu'à cette pièce !
Guillaume Mélanie: Professionnellement, on a tout connu à deux, les échecs, les joies, les peines, les succès... Mais avant de se rencontrer, on avait aimé les mêmes séries ou films comme «Pretty Woman», «Coup de foudre à Notting Hill»... Bref, on était aussi fleur bleue l'un que l'autre, même si c'est d'une manière différente car, en ce qui me concerne, on pourrait dire «midinette». Or, au théâtre, le genre comédie romantique n'est pas très répandu et comme on écrit des pièces que l'on aimerait voir en tant que spectateurs, on a sauté le pas!

Qui est votre pretty woman à vous ?
Jean : Lisa, executive woman, célibataire endurcie. Elle fait régulièrement appel à un service d'escort pour aller à ses dîners d'affaires les plus importants. Ce soir, elle doit mener une transaction capitale mais son cavalier la plante au dernier moment. Seule solution de rechange, engager l'ouvrier qui fait des travaux chez elle... Outre les codes du genre (des héros de caractères et de milieux sociaux diamétralement opposés et, autour d'eux, des personnages déjantés pour éviter le coté cucul la praline) il y a, comme à notre habitude, des préoccupations d'aujourd'hui et un langage actuel.
Guillaume : On a la culture des dialogues, une école entre « Friends » et Palmade-Robin, que l'on joue en écrivant et que l'on écrit en jouant. Pour nous, ça doit ressembler à une partie de ping pong. D'après ce qu'on nous dit, ce spectacle plaît beaucoup aux femmes, mais fait aussi le bonheur des hommes un tant soit peu romantiques.

Vos pièces ont été jouées par Amanda Lear, Véronique Genest, Liane Foly... mais dans celle-ci, pas de vedettes. Pourquoi ?
Jean : Que de pression quand on monte un spectacle avec des vedettes! Il faut compter avec les images à gérer (on ne peut pas faire dire ce que l'on veut à certains comédiens), avec les egos (quitte à ne pas pouvoir écrire de trop beaux seconds rôles)... Du coup, cela nous a un peu éloigné de nos bases.
Guillaume : Nous avons eu envie de revenir aux sources en travaillant avec des comédiens qui ont partagé la scène de nos débuts et que nous aimons. Comme cette pièce me tient beaucoup à cœur, je tenais vraiment à la mettre en scène. J'ai donc choisi chacun d'entre eux et n'ai que des Rolls sur scène (Jean, Maud Le Guénédal, Juliette Poissonnier, Marie-Aline Thomassin et Olivier Till). Bon, je ne parle pas de moi, ayant pris un rôle « indistribuable » tant il est petit!
Jean : En plus, c'est moi qui l'ai obligé à prendre ce rôle... avoir notre metteur en scène chaque soir avec nous, c'est un luxe!
Dossier par Caroline Fabre
Paru le 23/01/2015

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