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© B Perroud


Jean Pavageau
Richard III au Théâtre de Belleville
Margaux Eskenazi et la compagnie Nova livrent une nouvelle adaptation de l'une des pièces maîtresses de William Shakespeare avec Idir Chender dans le rôle du Machiavel anglais et Jean Pavageau dans celui de Lady Margaret.
Quel regard la compagnie Nova pose-t-elle sur ce texte de Shakespeare ?
J'ai rejoint Nova il y a bientôt quatre ans pour la création de «Hernani» de Victor Hugo. Cette compagnie a pour habitude de monter des textes de jeunesse de grands auteurs. C'est une manière de confronter notre jeunesse à celle de ceux qui ont fait le théâtre bien avant nous. De cette confrontation naissent des problématiques, toujours présentes dans les créations de Nova. Qu'est-ce que s'inscrire dans le paysage artistique contemporain ? Comment et surtout pourquoi ? Avec quelle nécessité et quelle foi ? Shakespeare a écrit «Richard III» à 27 ans. L'adaptation que nous proposons est une vision radicale et concentrée, sa langue est violente et animale. Soit une œuvre de jeunesse montée par une jeune compagnie avec toute la fougue et l'énergie que cela implique !

Pourriez-vous nous présenter vos personnages ?
J'interprète cinq personnages différents. S'ils sont tous indispensables à la construction de la fable, celui de Lady Margaret est sans doute celui qui a le plus de profondeur. Vieille reine déchue, rongée par les deuils et la rancœur, elle erre dans le palais proférant malédictions et prédictions. Elle oscille entre folie et rationalité, tantôt moquée et méprisée, tantôt comprise et excusée. S'ajoutent à cela un assassin un peu simplet, un citoyen philosophe, Catesby, grand fidèle de Richard, et le maire, aussi bien en chair que creux en esprit ! Tous ces personnages sont autant de figures théâtrales. Margaux et Agathe nous répètent souvent la phrase de Victor Hugo : «Entre le grotesque et le sublime il n'y a qu'un pas.»
Interview par Alain Bugnard
Paru le 19/01/2015

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