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©Bruno Perroud


Arsène Lupin
Le cleptomane romantique
Après s'être imposé dans la littérature à travers seize romans, cinq recueils de nouvelles et quatre pièces de théâtre, mais aussi une série télé à succès, et un film il y a quelques années, le personnage d'Arsène Lupin nous revient aujourd'hui sur scène sous les traits de Grégoire Baujat, au Théâtre Michel.
Ce jeune comédien a déjà un beau parcours : « J'ai été élève au conservatoire supérieur où j'ai eu des professeurs et des intervenants de renom qui m'ont beaucoup marqué, comme Daniel Mesguisch, Dominique Valadié ou encore Eric Lacascade avec qui j'ai retravaillé par la suite, comme dans Les Estivants, spectacle ô combien mémorable.

Avec la maturité, ces personnes et l'expérience naissante à travers les représentations ont contribué à changer ma vision. Je suis venu au théâtre au départ car je voulais juste m'amuser, m'exprimer, avec une mentalité anti-scolaire et des névroses d'ado, je pouvais ainsi m'extérioriser - le besoin de l'espace d'expression personnel, qui aujourd'hui n'a plus d'intérêt pour moi, c'est plutôt la fabrique théâtrale, le travail de troupe qui m'intéressent plus que ma propre partition. » Cependant ici le personnage est de taille : « Delphine Piard, qui assure la mise en scène, a ici mélangé subtilement fragments de pièces de théâtre et de romans de Maurice Leblanc, créateur du personnage.

La scénographie abstraite sollicite beaucoup l'imaginaire du spectateur, mais on reste dans cette période de début du XXe siècle.?En même temps, avec un Lupin contemporain, on perdrait tout l'univers, l'essence même du personnage : le gentleman, le dandy, sa dimension romantique, qui est dans une quête d'amour, de liberté aussi. Il épouse juste pour convoiter un diadème, tout en introduisant ses complices au sein de la famille de la pauvre femme abusée. Même s'il s'inscrit dans un certain classicisme, c'est profondément immoral et malsain. »
Zoom par Samuel Ganes
Paru le 21/11/2014

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