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©B.Perroud


Fratricide
Jean-Pierre Kalfon et Pierre Santini, au Théâtre de Poche
Auteur et metteur en scène, Delphine de Malherbe a réuni Jean-Pierre Kalfon et Pierre Santini autour de la pièce de Dominique Warluzel.?Après un silence de près de deux décennies, la lecture du testament de leur père va entraîner deux frères, que tout oppose, dans une joute verbale sans merci.

Jean-Pierre Kalfon est le "looser"

Pour quelles raisons ce projet a-t-il retenu votre attention ?
Pour le conflit violent et fin qui explose avec un humour caustique entre deux frères, élevés pourtant de la même façon, quand un notaire leur lit le testament paternel. L'un, sur les traces du père, est devenu un grand avocat bourgeois ; l'autre a tourné voyou et sort d'une très longue peine de prison. Les non-dits ne le seront plus ! La pièce, qui se déroule en temps réel, mêle suspense et rebondissements, dialogues et arrêts sur image percutants... avec la fibre féminine de Delphine de Malherbe pour arbitrer le match !

Qui est votre personnage ?
Un malin déviant, avec une sensibilité à fleur de peau, rebelle endurci, frondeur, moqueur et... blessé au fond. Il a une morale personnelle assez spéciale et un humour pince-sans-rire. La pièce creuse derrière la façade, cherche et trouve les nuances et on constate - une fois de plus ! - que tout n'est pas noir ou blanc.

Dans quel univers Delphine de Malherbe a-t-elle choisi de vous placer ?
Un univers rouge. C'est une arène et il y a de l'orage dans la mise en scène ! Une musique du cœur et des silences ponctuent des échanges virulents, creusent les situations, révèlent le gouffre des divergences et naviguent subtilement entre drame et comédie.


Pierre Santini est le "successful"

Pour quelles raisons ce projet a-t-il retenu votre attention ?
J'ai tout d'abord été heureux de retrouver, de nombreuses années après, un copain des cours de Jean Vilar. Parce que nos itinéraires furent différents, nos retrouvailles sont d'autant plus prometteuses ! J'ai ensuite été ravi de faire vivre autrement le courant de sympathie qui existe entre moi et Delphine de Malherbe, dont j'avais apprécié les émouvantes représentations d'Inconnu à cette adresse. Enfin, la pièce et le personnage m'ont beaucoup plu à la lecture.

Pourriez-vous nous présenter votre personnage ?
Mon bâtonnier est un bourgeois, fils lui-même d'un grand bourgeois puissant et autoritaire. Bien installé dans sa vie et dans son monde, il affronte le passé et les souvenirs de famille avec l'assurance de celui qui a réussi, qui a femme, enfants, relations, du bien et de l'argent. Ce qui n'est pas le cas de son frère, en prison pour meurtre depuis 17 ans et qu'il n'a plus vu depuis son incarcération. Au fil des minutes qui s'écoulent, les zones d'ombre de mon personnage vont apparaître : le passé n'est pas aussi clair qu'il pourrait y paraître.

Quelles émotions, réflexions souhaitez-vous susciter chez le spectateur ?
Dominique Warluzel, grand avocat, connaît bien les méandres de l'âme et des comportements humains. Sa pièce alterne avec maîtrise et talent, humour, force dramatique et tendresse. On y retrouve les jalousies de l'enfance, les malentendus, les incompréhensions réciproques et les lourdes traces des non-dits.
Dossier par Alain Bugnard
Paru le 18/12/2014

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