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© Palazon


William Mesguich
«Pascal Descartes» au Poche Montparnasse
Le 24 septembre 1647, Blaise Pascal, alors âgé de 24 ans, rendait visite à René Descartes, 51 ans, dans sa cellule du couvent des Minimes à Paris. Cette rencontre, dont il ne subsiste aucune trace, a inspiré un face-à-face philosophique à Jean-Claude Brisville, ici interprété et mis en scène par Daniel et William Mesguich.
Pour quelles raisons avez-vous choisi d'interpréter ce texte de Jean-Claude Brisville avec votre père ?
J'ai eu le privilège de le voir joué par mon père et Henri Virlogeux dans les années 1980. Il y a quelques années, j'ai proposé à Daniel d'en faire une lecture qui est devenue un spectacle avec costumes et lumières. Cette fois, il n'est plus Pascal mais Descartes, tandis que je deviens le chantre du jansénisme. C'est un texte passionnant qui met en jeu deux grandes pensées, qui ne peuvent se concilier ou se réconcilier, mais qui brillent par leur intelligence.

Comment allez-vous appréhender ces deux figures ?
Il s'agit, dans cet entretien, du Pascal encore jeune, maladif, une sorte d'Ayatollah pour qui la vie présente n'a que peu d'intérêt en regard d'une suite éternelle qui compte infiniment plus. Peut-être doute-t-il finalement moins que Descartes : paradoxe intéressant que Brisville a su mettre en évidence ! Descartes est bonhomme, joueur, plein d'esprit. Les pensées de ces deux hommes sont étonnantes et pourtant, cet entretien est un rendez-vous manqué.

Dans quel univers évoluez-vous ?
Nous sommes dans la chambre de Descartes, à quelques mois de son départ pour la Suède où il doit retrouver la reine Christine ; il mourra à cette occasion et Pascal disparaîtra quelque temps après. L'atmosphère est claire-obscure, à la manière des pentures de Rembrandt, et résonne de la parole de ces deux monstres du XVIIe siècle avec, çà et là, des résonances orageuses et le tic-tac d'une horloge.
Interview par Alain Buganrd
Paru le 20/09/2014

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