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© Artzala production


Début de fin de soirée
Entre « incrusteurs et incrustés »
Créée il y a près de dix ans, la pièce «Début de fin de soirée» est reprise cet été à la Comédie Caumartin par l'équipe d'Anthony Marty. Rencontre avec ce jeune metteur en scène et l'auteur de la pièce Clément Michel.
Clément, d'où vous est venu l'écriture de cette pièce ?
Le point de départ vient de mon vécu, de ce moment trouble du petit matin qui me fascine et qui est vraiment la deuxième mi-temps d'une soirée où tout le monde devrait partir pour rentrer se coucher, mais où il y a toujours ceux qui s'incrustent ou qui ne veulent pas partir. C'est un moment où peu importe la nature des gens, nocturnes ou non, il y a un regain de vitalité qui arrive après la fatigue, et un état second qui s'impose et où tout est possible - le meilleur comme le pire. C'est une bulle, un concept même, le Début de fin de soirée - le titre d'ailleurs est très explicite pour beaucoup de gens qui comprennent tout de suite. C'est un rituel en soi. Quand on est auteur, on observe beaucoup. J'ai trouvé ce thème marrant pour l'avoir observé souvent, et d'ailleurs comme le déménagement pour Le Carton, c'est une situation idéale pour écrire une comédie de boulevard, avec des entrées et sorties incessantes.

Anthony, pourquoi avoir choisi précisément cette pièce ?
Déjà toute l'équipe est très fan du travail de Clément, et parmi ses pièces, celle-là me plaisait beaucoup et comme elle n'a pas été montée depuis longtemps, c'était idéal. Elle s'inscrit dans la lignée des comédies qu'on a déjà jouées avant : Boeing boeing, Grosse chaleur et Quand La Chine téléphonera, la saison dernière dans ce même théâtre. Avec cette pièce on est dans du vrai comique de situation, où l'humour ne s'articule pas autour de vannes, ce qui est très rare aujourd'hui. L'avantage des situations, c'est qu'elles permettent aux spectateurs de s'identifier plus facilement par leur vécu, le texte est d'office plus universel, il touche plus encore. C'est aussi une comédie nourrie d'émotions, c'est une alchimie assez rare. Malgré l'humour incessant et cette situation de soirée, il y a beaucoup de fond aussi. Et surtout, j'aime beaucoup ce « comique troupier » comme le Splendid ou Les Deschiens dans lequel s'inscrit les pièces de Clément. Chaque personnage a son importance, il a un rôle dans la trame de l'histoire. Je pourrais encore citer de nombreuses qualités à l'écriture de Clément, comme sa façon de détourner parfois les codes pour nous amener là où on ne pensait pas, d'ailleurs la fin ici est étonnante.

Pour cette reprise, vous avez fait des changements sur le texte ?
Anthony : Il n'y a ni adaptation ni de réécriture, le texte original est très bien, très actuel - ça reste intemporel. Ceci étant du au fait qu'il n'y a jamais de références dans ses pièces.
Clément : Non je n'aime pas particulièrement les name-droping, même si je n'ai pas d'optique d'intemporalité du texte quand je l'écris, je trouve ça parfois un peu lourd, voir maladroit de faire trop de références à des personnes connues ou des évènements. En tout cas, c'est la première fois que je vais la voir car à l'époque je jouais dedans donc je l'ai jamais vu sur scène - c'est excitant.
Zoom par Samuel Ganes
Paru le 25/07/2014

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