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D.R.


Femmes libérées
le nouveau spectacle de la Troupe à Palmade au Tristan Bernard
C'est l'histoire de l'équilibre parfait entre une femme, sa vie de couple, son amant , voire son amante, et le père de son enfant, sous le regard complice du mari. Remarquablement bien jouée, la pièce est hyper drôle et bien plus profonde qu'il n'y paraît car féministe mais jamais sexiste.?On y tord le cou à tous les clichés.
Noémie de Lattre a écrit la grande majorité des textes.

Pour les autres, elle a demandé à certains auteurs de la Troupe à Palmade d'écrire «Nicolas Lumbreras, Rudy Milstein, Johann Dionnet, Jean Gardeil, Sarah Suco et Emmanuelle Bougerol m'ont fait l'honneur de mettre leur talent, d'auteur mais aussi de comédien, au service de mon univers » précise-t-elle.

Noémie, vous signez également la mise en scène. Quel est le rôle de Pierre Palmade dans tout cela ?
D'abord, c'est lui qui a créé le labo (comprendre l'Atelier Palmade) dans lequel nous apprenons tant et puis, c'est le patron ! Lui, il se définit comme un super spectateur. Il veille au grain. En assistant de temps en temps aux répétitions, il a gardé un œil suffisamment neuf pour apporter ses idées d'une pertinence exceptionnelle. Bref, cela reste un produit «Palmade» mais on est en totale liberté car il nous fait confiance »

Pour la première fois, la Troupe à Palmade ne nous livre pas une suite de sketches. Cette histoire, comment est-elle arrivée à vous ?
J'ai l'impression que c'est l'aboutissement de ce que j'écris depuis une dizaine d'années. Pour la première fois de ma vie, j'ai le sentiment de maîtriser un sujet. J'y ai mis ce que j'ai vécu et mes réflexions sur le couple, sur moi. D'ailleurs, il me semble que pour écrire un nouveau spectacle, il faudrait que je vive autre chose, la maternité par exemple. .

Sarah Suco est la seule autre touche féminine de la distribution.

Petite, « pas douée ni pour la danse ni pour le gym », elle a découvert le théâtre en activé extrascolaire. Son bac théâtre en poche, elle devient comédienne à part entière et ne cesse de jouer, surtout du classique et dans le subventionné. C'est par hasard, en donnant la réplique à un ami désireux d'intégrer l'Atelier Palmade que le patron décèle chez elle une indéniable propension à faire rire. Depuis, elle y a appris qu'elle pouvait, aussi, être drôle sur scène et à écrire des sketches.

Elle participe à l'écriture de «L'entreprise » avant d'être une des « femmes libérées » de Noémie. «Il y a deux ans, j'ai présenté un sketch au labo et quelqu'un a dit « ça, Noémie de Lattre adorerait ! ». Et aujourd'hui, je me retrouve au Tristan Bernard dans son spectacle, avec un texte qu'elle m'a commandé... et dans le rôle d'un personnage transsexuel. C'est formidable ! ». Las, la mort dans l'âme, elle va devoir se retirer momentanément du projet pour se consacrer à un autre, qui lui tient particulièrement à cœur : un long métrage autobiographique. « Car j'ai eu une enfance un peu particulière. J'ai besoin de le faire. Pierre m'a aussi donné confiance pour y arriver ».
Dossier par Caroline Fabre
Paru le 02/07/2014

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