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© Bruno Perroud


Sébastien Azzopardi
pour « Coup de théâtre(s) »
Alors que leurs « Tour du monde en 80 jours » et « Dernier coup de ciseaux » se jouent toujours, respectivement huit ans et trois ans après leur création, Sébastien Azzopardi et Sacha Danino proposent, à la Gaîté Montparnasse, « Coup de théâtre(s) » ou l'histoire du théâtre, de l'Antiquité à Broadway.
Sébastien, qu'avez-vous concocté cette fois ?
Une sorte de « Tour du monde», donc toujours un peu fou, autour de clichés non pas sur les pays mais sur le théâtre. C'est l'histoire d'Ulysse qui ne voyagera pas d'île en île mais d'un monde théâtral à un autre : commedia dell' arte en Italie, théâtre de Shakespeare en Angleterre, de Molière puis du vaudeville en France, de Tchekhov en Russie... jusqu'à la comédie musicale de Broadway.

Pourquoi Ulysse ?
Car c'est un personnage représentatif de l'Antiquité. Ce voyage supplémentaire, il s'en serait bien gardé puisque, après vingt ans d'Iliade et d'Odyssée, notre héros très fatigué espérait enfin prendre sa retraite. Las, les dieux en ont décidé autrement, le désignant pour aller récupérer la quenouille sacrée avec laquelle on écrit le destin des hommes, volée par Pantalone dans le monde de la commedia dell' arte... où il rencontre aussi Arlequin qui participera à sa quête...

Comment se comporte ce héros antique dans ces mondes inconnus de lui ?
Il est déboussolé et ahuri par ces gens qui, alors que lui doit mener une vie austère, se conduisent d'une étrange manière et, semble-t-il, en toute liberté.

Pourquoi « semble-t-il » ?
Ces personnages sont au service de textes écrits par d'autres. Ils ne peuvent donc en aucun cas décider de leur destinée. D'ailleurs, l'un d'eux tentera de s'affranchir de son auteur... avec des conséquences désastreuses !

On croisera des personnages emblématiques ?
Oui. Hamlet, le Malade imaginaire, les Précieuses ridicules, Cyrano, l'amant dans le placard, Nina de « La Mouette », les personnages de « En attendant Godot », du théâtre No... Il y a des méchants et des gentils, du bonheur et du drame... Toutes ces figures diront parfois leur texte, mais au service de notre histoire et bien sûr en complet décalage avec elle !

C'est sur cela que repose l'humour ?
Pas seulement ! Il y a aussi la confrontation des registres, le décalage entre le sérieux et la comédie, du burlesque, du visuel, de l'absurde, le comportement d'Ulysse et de Pantalone... sans compter que chaque genre est défini à notre façon, bien plus proche de l'image d'Epinal...

Jouez-vous vous même ?
Non car, avec Sacha, on est incapables d'écrire une pièce qui ne nécessiterait qu'une chaise et une table basse ! Aussi, la mise en scène, que j'assure en bras armé de notre écriture si particulière et toujours très visuelle, est-elle donc plutôt complexe à régler. On a ainsi travaillé avec de nombreux intervenants : spécialiste de la commedia del arte, maître d'armes pour les combats d'épée, chorégraphe, compositeurs... et bien sûr pour la trentaine de costumes qu'endosseront les sept comédiens lors des huit tableaux.

Dans quel état êtes-vous aujourd'hui ?
Sous pression ! Si les succès que nous avons eu nous permettent de prendre le temps d'écrire, nous sommes là dans la dernière ligne droite de la gestation ! Je convie donc tous ceux qui ont aimé nos précédents spectacles à découvrir très bientôt cette nouvelle aventure... différente des autres..
Interview par Caroline Fabre
Paru le 13/06/2014

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