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© Bruno Perroud


Olivier De Benoist
défend... les femmes !
Olivier de Benoist dit ODB est né Olivier Marie Emmanuel, baron de Benoist de Gentissart. De la Belgique, à laquelle il doit son titre de noblesse, il aime aussi ses humoristes. Après avoir été propulsé star du rire grâce à l'émission de Laurent Ruquier « On n'demande qu'à en rire », il poursuit sa magnifique carrière avec « Fournisseur d'excès » à l'affiche des Bouffes Parisiens.
Après un premier spectacle sur les hommes, ce deuxième sur les femmes, le troisième sera-t-il sur les enfants, les animaux... ?
Avec Vincent Leroy, mon coauteur, on n'y a pas encore réfléchi ! « Fournisseur d'excès » est la suite logique de « Très tès haut débit » qui parlait des hommes. Pourtant ce serait une erreur de continuer dans cette veine. Nous allons repartir de zéro, nous renouveler complètement... tout en gardant ce personnage. Il ira sans doute ailleurs. Il traversera peut-être un autre monde...

Défendre les femmes, c'est une cause perdue, dites-vous, car vous adorez pousser le bouchon assez loin. Alors, pourquoi vous aiment-elles encore ?
Parce que je les défends ! Bon, d'accord, je les défends par opportunisme, pour faire un nouveau spectacle (rire). Avec Vincent, on devait trouver une deuxième vague... pour parler surf. Pour cela, mon personnage, qui n'est pas un macho rigolo (je déteste les blagues mysogynes !) mais un con, premier degré, simple, voire simpliste, persuadé qu'il est le seul à avoir raison contre le reste du monde, est cette fois au pays des femmes. Bien sûr, c'est le pire avocat qui soit. Mais un con peut tout dire et comme il est aussi naïf, à la Tintin ou encore à la façon des personnages défendus par les humoristes belges que j'adore, comme Benoît Poelvoorde, François Damiens et maintenant Stéphane de Groodt, il est sympathique. Donc les femmes ne m'en veulent pas. Au contraire, elles sont les premières à rire... et je n'ai jamais, vraiment jamais, eu de réactions agressives de leur part. Même une chienne de garde m'a dit « je te déteste car tu me fais rire » ! Et puis, il y a des limites que je ne dépasse jamais car je veux juste être dans le rire, pas dans la polémique.

Même votre femme et votre belle-mère, elles vous parlent encore ?
Ma belle-mère a beaucoup d'humour et elle est ravie car Drucker l'a fait passer à la postérité en parlant d'elle, Nonna, régulièrement. Quant à ma femme, elle est ma première lectrice... et correctrice !

Reprenez-vous des anciens sketches ?
J'ai hésité à le faire mais Laurent Ruquier, qui est définitivement un type bien, m'y a poussé en soulignant que le public en avait envie, comme d'entendre des tubes d'un chanteur. Aussi, je fais deux rappels avec « Maison close » et « Secret story » et me rends compte que les spectateurs, bien qu'il les connaissent, rient de la même manière qu'avant.

Allez-vous revenir dans «On n'demande qu'à en rire» qui reprend à la télévision ?
J'ai l'intention d'y passer de temps en temps plutôt que d'y être chaque jour. Après l'écriture de 130 sketches pour la télé et de deux spectacles, j'ai eu besoin de trouver une autre respiration. Alors, avec Vincent Leroy, on s'est attelés à l'écriture d'un film dont le personnage du con naïf sera la vedette, un autre Pignon en quelque sorte. Le scénario est encore secret mais ce que je peux dire, c'est qu'on s'amuse comme des fous à l'écrire !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 24/06/2014

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