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D.R.
Le Ciel est égoïste ?
Après le succès du Mal de mère (trois nominations aux Molières 1997)
Pierre-Olivier Scotto fait de nouveau appel aux talents de Tsilla Chelton et Françoise Seigner pour sa nouvelle création. Entre rêve et réalité, cette comédie part à la rencontre d'un dieu qui pourrait bien ne pas se révéler tel qu'on l'imagine...
Dieu nous a-t-il oubliés ? Joseph (Stéphane Bierry), un prêtre confronté aux atrocités de la vie terrestre, décide de rencontrer le Créateur afin de lui exposer ses doléances. Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il découvre qu'il s'agit d'une femme (Françoise Seigner) et que sa gouvernante n'est autre que sa propre grand-mère (Tsilla Chelton), décédée des années auparavant. Il tente de faire entendre raison à ce dieu fantasque et finalement très humain.
Dans une mise en scène de Pierre Aufrey, la pièce de Pierre-Olivier Scotto et Martine Feldmann rend avant tout hommage à l'amour des hommes, à cette force qui les pousse à s'insurger contre l'injustice et la barbarie. Fable humaniste plus que mystique, Le ciel est égoïste ? propose une réflexion faite d'espoirs et d'incertitudes à laquelle chacun apportera sa propre réponse.


PORTRAIT : Pierre-Olivier Scotto
Comédien, metteur en scène, scénariste, auteur dramatique et réalisateur, Pierre-Olivier Scotto mène le combat de la réussite sur tous les fronts. Après des débuts universitaires à Sciences-Po, ce boulimique de projets se dirige rapidement vers ses véritables ambitions : le théâtre et l'écriture. Accueilli à la Comédie-Française dans le milieu des années 70, il se passionne pour la création contemporaine, au point d'en faire son cheval de bataille. La reconnaissance du grand public viendra en 1997, avec une nomination aux Molières comme meilleur auteur. Cette année, deux de ses pièces ont été présentées à Paris, dont Faux Frère(s) qui sera en tournée à partir d'octobre.

Starter Plus : Vos études au Conservatoire achevées, vous avez passé cinq années au Français. Pourquoi avoir décidé d'en partir ?

Pierre-Olivier Scotto : Je l'ai quitté en 1981 pour créer le théâtre de l'Escalier d'Or. J'avais très envie de travailler sur des créations traitant de préoccupations actuelles, comme les pièces de Victor Haïm, de Jean-Claude Grumberg ou de Michel Viala. C'est à cette époque que j'ai commencé à écrire des one-man shows que Martine Feldmann mettait en scène.

S P : La psychanalyse tient un rôle important dans votre univers...

P-O S : Pour moi, c'est l'une des grandes découvertes du XXe siècle ! La psychanalyse m'a également beaucoup apporté d'un point de vue personnel. C'est une forme de travail de l'esprit extrêmement intéressante, une vraie recherche sur l'imaginaire, qui peut aider un auteur à dépasser son écriture, à apprivoiser son inconscient, à en faire son allié. C'est pourquoi elle exerce une grande influence sur tous mes personnages, notamment dans Le Mal de mère.

S P : Le Ciel est égoïste ? semble vouloir placer le personnage de Dieu devant ses responsabilités. Êtes-vous croyant ?

P-O S : Je pense qu'en chacun de nous, il y a une parcelle de dieu qui existe, une part de sacré, une lumière. C'est pour cela que j'ai appelé ce personnage Lucie*, parce qu'elle va représenter cette lumière pour Joseph, lui redonner courage et foi en l'humanité.

S P : Quels sont vos projets à venir ?

P-O S : Je viens de co-écrire avec Martine Feldmann La Belle Mémoire, une pièce sur la maladie d'Alzheimer. Je travaille également à l'adaptation cinématographique du Mal de mère, dans une réalisation d'Édouard Molinaro.
Zoom par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 01/07/2000

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