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© Bruno Perroud


Hervé Devolder : "Scapin" au Lucernaire
comédien, auteur, metteur en scène et compositeur, tente un pari fou : jouer "Les Fourberies de Scapin"... tout seul !
Dans quel état étiez-vous quand vous avez décidé cela ?
Michel Roux m'a raconté avoir joué une pièce sans les décors qui n'avaient pas été acheminés à temps. Le public a cru que cela faisait partie du spectacle ! J'ai eu envie d'aller plus loin en jouant une pièce... sans ses personnages. Encore fallait-il qu'elle soit indiscutable. A mon sens, celle-ci se prête parfaitement à cet exercice, le personnage étant non seulement central mais omniprésent.

Concrètement, qu'allons-nous entendre de Molière ?
Je joue tout le texte de Scapin sans les réponses qu'on lui fait mais en ajoutant du texte d'autres personnages. C'est un énorme travail d'adaptation. De plus, moi, Hervé Devolder, j'interviens pour expliquer pourquoi je suis dans ce beau costume, sans décor ni partenaires, qui sont et ce que font les autres personnages et la chronologie des événements. Je raconte aussi plein d'anecdotes sur une tournée catastrophe que je viens de faire, mélangées à d'autres sur la pièce, l'auteur et les grands comédiens et metteurs en scène qui l'ont interprétée. Avec ce principe, je peux dire ce que je veux et faire mon «Jean Lefèbvre...» sans planter mes camarades... puisqu'ils ne sont pas là. C'est merveilleux !

Ne craignez-vous pas de «perdre » les spectateurs ?
Trois profs de lettres venus me voir à Avignon m'ont dit « on comprend enfin la pièce ! » Que rajouter à cela ?
Interview par Caroline Fabre
Paru le 17/03/2014

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