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© Jerusalmi


Florent Peyre
investit l'Européen
« J'aime les humoristes qui sont de vrais comédiens » Après le ski nautique en sport-études, Florent Peyre veut devenir prof de sport mais intègre... le cours Florent avant de revenir dans son Sud natal et d'entrer au Conservatoire de Marseille. Afin de « ne pas rester en attente d'hypothétiques propositions », celui qui se nourrit depuis toujours des sketches de Dupontel, Poelvoorde ou encore Dujardin, «parce que ces humoristes sont de vrais comédiens » écrit un one man show qu'il joue dans les café-théâtres de sa région. Il tente alors par deux fois l'aventure parisienne mais déchante. Aussi, quand Clair Jaz, qui va ouvrir la Comédie Contrescarpe à Paris, lui propose de l'emmener dans ses bagages et de le produire dans son théâtre, il part, serein, car il se sent «en famille ».

Clair, veillant au grain sur son poulain, le pousse à se présenter à l'émission de Laurent Ruquier, On n'demande qu'à en rire. « Je ne comprenais pas pourquoi j'allais me faire juger par Miss France (c'était un peu ça au début mais le jury s'est professionnalisé par la suite) ! Clair m'a harcelé des jours et des jours, convaincue de l'impact que la télé allait avoir sur mon travail. J'ai rendu les armes... Heureusement, car elle ne s'était pas trompée ! En quelques mois, mes salles se sont remplies et j'ai acquis une légitimité auprès des professionnels. De plus, ça m'a appris à travailler beaucoup, très vite et sous pression, à être créatif et à progresser tant dans le jeu que dans la gestion du trac (jouer un texte que l'on venait à peine d'écrire, un jury qui pouvait nous éliminer, devant deux millions de téléspectateurs, les spectateurs du plateau...) ».

Le spectacle qu'il présente à L'Européen -après avoir joué dans Spamalot reprend quelques-uns des personnages présentés à la télé, leur partition ayant été réécrite pour la scène. Mais pour les deux-tiers, ce sont de totales créations. L'ensemble est le fruit d'une étroite collaboration avec sa bonne fée, Clair Jaz, qui a officié tant à la coécriture qu'à la mise en scène. « Elle a le recul que je n'ai pas sur mon travail, elle connaît mon clown et sait parfaitement structurer ma pensée et canaliser mon trop plein d'énergie. Mais si, parce que j'ai l'habitude du coaching sportif, je suis docile, on peut se battre des jours durant pour une vanne... que je veux garder et qu'elle veut jeter ! ». Dans ce one, il ne raconte pas une histoire mais des histoires. « J'avais envie que le public voyage en compagnie d'une quinzaine de personnages, que mon jeu soit fort sans avoir recours à des accessoires. Bref, que ça joue et que ce soit divertissant. Je ne prends pas de position, je ne donne pas mon avis -même si j'ai beaucoup d'admiration pour les artistes qui nous interpellent sur des questions importantes, ce n'est pas une chose dont je me sens capable aujourd'hui- et ne fais pas de stand up. C'est une bulle dont on ressort après s'être amusé. C'est ça que j'aime partager avec le public ». Pour avoir vu le spectacle à Avignon, je peux vous dire que le public le lui rend bien ! Ses projets ? « Une envie plutôt, que j'ai depuis le début, faire du cinéma, tout en continuant la scène et la télévision ! ».
Portrait par Caroline Fabre
Paru le 10/04/2014

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