Connexion : Adhérent - Invité - Partenaire
Accueil Qui sommes nous Nos services Comment adhérer Questions courantes Contactez nous

© Thomas Braust


Benoît Solès
Artiste engagé, les poings serrés
Première pièce de Neil La Bute, mais cependant très remarquée outre-atlantique, «Bash» mise en scène ici par Gilbert Pascal, se joue au Théâtre Quatorze, interprétée par Sarah Biasini et Benoît Solès.
Benoît, revenons déjà sur ce titre Bash.
Bash signifie à la fois fête et coup de poing, il résume assez bien le concept de cette pièce qui se compose en trois parties : d'abord monologue d'un homme qui commet l'irréparable pour préserver sa situation professionnelle, puis monologue d'une femme qui programme une vengeance implacable contre l'homme qu'elle a aimé, et enfin la scène d'un jeune couple qui raconte comment une soirée à New-York a basculé dans la pure violence. Ces trois récits donc, délivrés avec lucidité, sont un choc à entendre, un « coup de poing » en quelque sorte. Il ne s'agit cependant pas d'une apologie, mais plutôt d'une observation des mécanismes qui conduisent au passage à l'acte. Gilbert Pascal a voulu ici que la pièce ne soit jouée que par deux interprètes, c'est la première fois qu'elle est montée de cette façon.

Quelles furent vos impressions à la première lecture de cette pièce ?
Pierre Laville qui l'a adaptée, m'a fait découvrir ce texte qui m'a plu immédiatement. Sur le fond, c'est une critique sans concession de notre société moderne et de des dérives. C'est sans conteste, un spectacle engagé et dans l'air du temps, la thématique de l'homophobie par exemple, présente ici, m'a paru un sujet d'actualité. Sur la forme, il en ressort une puissance émotionnelle assez rare, et il y a cette adresse directe au public, qui apporte une vraie force. Mais ce n'est pas pour autant une « tribune » où les acteurs interpelleraient le spectateur, on ne prend personne à parti, c'est important de le dire. Ce sont de ces confessions qui font réfléchir, avec une portée très universelle car intime, qui s'adressent directement à nos consciences.
Interview par Samuel Ganes
Paru le 29/03/2014

-
Haut