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© Bruno Perroud


"Un temps de chien"
au Théâtre Montparnasse
Après 23 ans d'absence au théâtre (hors ses propres spectacles), Valérie Lemercier y revient dans une pièce de Brigitte Buc qui, si elle fut d'abord comédienne, est aujourd'hui auteur grâce à... Valérie Lemercier.
Amies depuis le lycée, elles sont entrées ensemble au Conservatoire de Rouen. Il y a une quinzaine d'années, Valérie Lemercier a demandé à Brigitte Buc de l'aider à peaufiner les textes de son spectacle aux Folies Bergères et lui a offert un ordinateur « un message subliminal de sa part, car elle avait senti cette capacité en moi. Effectivement, dès la première séance de travail, je me suis immédiatement trouvée à ma place ». Elles ont ensuite coécrit le one de Valérie au Palace, le film Palais Royal ou encore Nini dans les grands magasins, long métrage d'animation qui sortira en janvier 2016. Par ailleurs, Brigitte Buc a écrit plusieurs téléfilms ou encore Le jardin, pièce trois fois nominée aux Molières.

Brigitte Buc, que pouvez-vous nous dire de votre pièce?
Trois femmes et un homme. La plus jeune (Mélanie Bernier) a eu une enfance désastreuse qui l'a rendue plus forte... sauf en français! Elle ne prend pas de gants et aime passionnément son fils. Les deux autres (Pascale Arbillot et Valérie Lemercier), mal dans leur peau, en plein lâchage existentiel, usent de toutes les substances possibles et imaginables pour tenter de sortir la tête de l'eau, en vain. Lui (Patrick Catalifo), garçon de café à la virilité archaïque, autrement dit misogyne, porte sur elles un regard sans complaisance, tout en leur signifiant la difficulté d'être un homme face aux désirs ambivalents des femmes d'aujourd'hui : tiens moi mais pas trop, protège moi mais fais les courses... Au cours d'une journée qui s'annonçait pourrie, se profile un des moments les plus joyeux de leur existence...


Patrick Catalifo, le seul homme de la distribution.


Si le grand public le connaît grâce au cinéma et peut-être surtout à la télé, il n'a jamais quitté le théâtre, principalement public, jusqu'à Le Père à Hébertot et Et jamais nous ne serons séparés à l'Œuvre. « Tout a commencé pour moi au théâtre, pourtant découvert par hasard, en accompagnant quelqu'un dans un cours ». Le cinéma ? « C'est le même métier mais ça fait pas du tout appel aux mêmes ressorts. Il faut y rendre une scène dans la journée, alors qu'au théâtre on a plusieurs semaines avant de pouvoir la trouver. Or, c'est cette recherche-là que j'aime ».

Pourquoi aujourd'hui à nouveau le théâtre privé ?
Quand quelqu'un pense à moi pour un rôle, ça me touche. Alors, la moindre des choses, c'est de lire vite la pièce, quel que soit l'endroit où elle sera jouée.

Pourquoi avez-vous eu envie de jouer celle-ci ?
J'ai trouvé amusant ce personnage misogyne, excessif, impoli, parfois vulgaire. A cause de son ex-femme, partie au Canada avec son enfant, il a une dent contre la société moderne et ce qui a résulté du mouvement féministe : certaines femmes sont de vraies saloperies et on leur donne raison ! Alors il contre-balance les propos de ces trois filles qui se plaignent de leur sort et de leur vie à moitié ratée et, avec sa brutalité, à la façon d'un rebouteux, il va les ramener à la réalité. Attention, j'en parle très sérieusement mais la pièce est drôle !
Dossier par Caroline Fabre
Paru le 23/02/2014

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