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© Bruno Perroud


"Au Bois lacté"
de Dylan Thomas, au Théâtre de Poche
1970, 1982, 2013 : Stephan Meldegg met en scène, pour la troisième fois, «Au Bois lacté» de l'auteur britannique Dylan Thomas. Entre rêves et réalité, une plongée poétique au sein d'un petit village de pêcheurs du Pays de Galles. Parmi une distribution de sept comédiens, Attica Guedj et Jean-Jacques Moreau incarnent quelques-uns des 63 personnages de la pièce.
C'est la nuit, dans un village de pêcheurs du Pays de Galles. Les habitants de cette petite localité dorment. Il y a le Capitaine Cat, le révérend Eli Jenkins, Polly Jarretière, l'employée de ferme Bessie Grossetête, le drapier Mog Edwards, l'institutrice Gossamer Beynon, des enfants qui se chamaillent... Tous vivent, à travers leurs rêves, des existences qui leur semblent inaccessibles une fois revenus à la réalité. Au matin, chaque villageois retourne ainsi à ses occupations quotidiennes, habité par les ombres portées des ses songes secrets. « Pétris de passions, tous ces personnages courent derrière leurs chimères, explique Attica Guedj, qui incarne, comme chacun des six comédiens qui l'accompagnent, plusieurs de ces êtres hauts en couleur. La vie de ces petites gens déborde de vitalité, de désirs inassouvis, de sensualité folle... Ce texte, qui déploie une poésie de la vie de tous les jours, rejoint l'imagerie du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare. La langue de Dylan Thomas est très riche, très dense, très savoureuse. Elle est à la fois touffue et extrêmement simple, c'est un grand plaisir de s'en emparer et de voyager avec elle... »

La nostalgie d'un temps passé révolu

Après avoir créé Au Bois lactée une première fois en 1970, dans le cadre du festival du Marais, Stephan Meldegg s'est de nouveau emparé de cette pièce en 1982, lorsqu'il a pris la direction du Théâtre La Bruyère. Aujourd'hui, c'est donc la troisième fois qu'il met en scène le texte de Dylan Thomas. Un décor dépouillé, pas d'époque définie, aucun changement de costumes : suivant le même principe de mise en scène que lors de ses deux premières versions, le metteur en scène centre son travail sur la troupe de comédiens qu'il a réunie (Rachel Arditi, Jean-Paul Bezzina, Sophie Bouilloux, Attica Guedj, César Méric, Jean-Jacques Moreau, Pierre-Olivier Mornas). « La vie de ce petit village de pêcheurs nous berce dans la nostalgie d'un temps passé révolu, déclare le comédien Jean-Jacques Moreau, avec ses boutiques, son ostracisme, ses histoires d'amour qui n'aboutissent jamais, les gamins espiègles qui déjà se font du mal, se torturent... » Ce temps passé, c'est celui d'un monde léger et profond à la fois. Léger car il est expansif et exubérant, fait de passions, d'excès, d'espoirs. Profond car plane sur lui en permanence la perspective de la finitude des êtres et des choses qui le composent.
Zoom par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 25/11/2013

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