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Bruno Perroud


"Le 100e Nom"
de Michel Giliberti
Au cœur d'un monde en guerre, un jeune palestinien et un jeune israélien se rencontrent. Tout semble les opposer, mais ils vont partager leurs joies et leurs peines, sans se juger, sans se soucier du lendemain... C'est «Le Centième Nom», de Michel Giliberti. Le comédien Samuel Ganes et le metteur en scène Romain Poli nous en disent plus sur ce
face-à-face humaniste.
Trois questions à Samuel Ganes, interprète de David

Qui est David ?
C'est un israélien de confession juive. Il a perdu ses deux parents dans un attentat suicide, perpétré par un palestinien de confession musulmane. Il a arrêté ses études et cherche un sens à sa vie.

Quel est le contexte de son face-à-face avec Jihad ?
L'écriture de Michel Giliberti est à l'image de son auteur : profondément humaniste. L'humain est le vrai contexte de cette pièce : la rencontre, la considération de l'autre par rapport à soi, l'égo d'abord puis le besoin d'aller vers l'autre, avec tout un jeu d'attraction/répulsion. Ces deux garçons sont les deux faces d'une même pièce : l'occidentalisé attaché à la modernité progressiste, face à l'oriental attaché à ses traditions ancestrales. Ils sont chacun tour à tour accusateur/accusé, victime/bourreau... Le Centième Nom aborde en filigrane des thèmes plus intimes : la transmission, l'identité, le besoin de défendre des valeurs culturelles, le sentiment patriotique ou communautaire, le deuil, le rapport à la mort, à la vie, à l'amour...

Quels aspects de votre personnage vous semble-t-il essentiel d'investir pour rendre compte de sa personnalité ?
Les deux personnages sont des écorchés vifs. Il y a donc une part animale, presque instinctive à développer. Cependant, David est plus cérébral que Jihad (ndlr, interprété par Mike Fédée). Il a donc fallu travailler aussi sur cette nature parfois très sarcastique, très second degré. Il est un peu dominant intellectuellement. Jihad, lui, s'affirme plus par la force.

Verbatim
Romain Poli signe sa première mise en scène


« Le Centième Nom a été écrit en 2003, à une période charnière dans le conflit israélo-palestinien. Cette guerre est comme un troisième personnage. Un personnage qui rode, qui est omniprésent et qui guide la vie de ces deux hommes que tout oppose. Ils vont se retrouver face à face durant une nuit. Une nuit où ils vont essayer de se comprendre, de se parler, de se connaître malgré leurs doutes et leurs convictions, en espérant abattre le mur qui les sépare pour enfin se regarder. Cette pièce parle de partage, et surtout d'amour. »

Comme une rêverie...

« Un amour pour le monde qui nous entoure. Un amour pour la nature, pour sa terre, et surtout un amour pour l'homme. Michel Giliberti a une écriture à la fois imagée et poétique, mais aussi franche et directe. En lisant sa pièce, on assiste à des passages qui nous font voyager, qui nous transportent ailleurs, comme une rêverie. C'est une écriture que je trouve à la fois bouleversante et pleine d'espoir. Pour en rendre compte, le mot d'ordre de ma mise en scène a été la simplicité. Le gros de mon travail a consisté à diriger les acteurs. Je voulais quelque chose d'extrêmement sincère, de touchant, de bouleversant. »
Dossier par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 20/11/2013

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