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© Philippe Rony


"Les Fous du IV bis"
L'autolyse en question
Sotha aime faire rire... pour mieux faire réfléchir. De fait, derrière le décalage et l'humour, sa «?comédie sérieuse déconseillée aux mineurs dépressifs » nous emmène sur le chemin d'une vérité particulièrement dure et abrupte qui tombe, tel un couperet, à la toute fin. Alors, si vous avez seulement envie de vous taper sur les cuisses, ce n'est pas pour vous !
Des hommes, une infirmière, un thérapeute... assurément nous sommes dans un environnement médical. Nous saurons plus tard qu'il s'agit d'une aile hospitalière réservée à une catégorie particulière de « fous ». Pourtant, ces hommes nous paraissent bien « normaux » : ils courtisent la belle et gentille infirmière, discourent de choses et d'autres, égrènent des souvenirs, distillent quelques propos grivois tels nombre de grands enfants que nous côtoyons chaque jour. Bien sûr, ils disent des choses comme « je veux être fou et faire des choses folles » ou « être fou, c'est mieux qu'être con et c'est moins dangereux »... mais ces propos nous semblent fort raisonnables. Seul le psy aurait, semble-t-il, besoin d'être soigné... Pourtant, au fil des scènes, l'atmosphère s'épaissit. Chacun révèle une nature plus grave et conséquente. On se rend ainsi compte que, si tout le monde peut sortir de là, personne ne le désire, se sentant par trop inadapté au monde du dehors... et pire encore. Pour interpréter ces personnages forts qui se partagent quelques facettes de la personnalité de Patrick Dewaere à qui cette pièce est dédiée (si vous voulez savoir pourquoi et comment, plus d'info sur www.cdlg.fr/lesfous), des comédiens généreux (Antoine Chain, Fred Saurel ou Richard Leduc, Jean-Philippe Azéma, Manon Rony, Frédéric Bonpart, Anne Clélia Salomon ou Cathy Brych) jouent la carte de la sincérité et du naturel. Résultat, on plonge corps et âme avec eux dans cet univers dichotomique, entre rire et drame !
Zoom par Caroline Fabre
Paru le 13/12/2013

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