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© Bruno Perroud


Didier Brice
«À flanc de colline», au Tristan Bernard
Retrouvailles désagréables pour un père et son fils, dans l'ancienne maison de campagne familiale, d'autant que la raison de leur venue est contrariée par l'omniprésence du nouveau propriétaire des lieux. Pour la première comédie, dont il est l'auteur, Benoît Moret donne la réplique à José Paul, Caroline Maillard et Didier Brice, sur une mise en scène de Julien Sibre.
Qu'avez-vous aimé dans la pièce de Benoît Moret ?
J'ai été séduit par l'écriture, novatrice et résolument moderne. L'humour est en prise avec ce que l'on voit sur Internet, les programmes courts à la télévision. Le rire, éclatant, jaillit dès les premières images. Je trouvais par ailleurs grisant de passer du Journal d'un poilu de la guerre de 1914 à l'œuvre d'un jeune homme du XXIe siècle. J'ai aussi beaucoup aimé la morale de la pièce puisque la vanité, le cynisme et la malhonnêteté sont remis à leur place... Il est d'ailleurs temps d'arrêter avec le cynisme qui, sous des allures sympathiques, est en train de pourrir notre monde et fait considérablement régresser le théâtre, le cinéma et la télévision.

Pourriez-vous nous résumer ce qu'il faut savoir de cette intrigue savamment ficelée, et nous présenter les personnages de cette aventure ?
Un père et son fils se retrouvent, de manière inattendue, dans la maison de campagne où ils avaient l'habitude de passer leurs vacances, et qui a été, depuis, vendue à un voisin. Ils sont assez contrariés car chacun pensait l'avoir louée pour lui seul. Ils vont donc demander des comptes au nouveau propriétaire qui, cerise sur le gâteau, habite lui-même les lieux ! Mon personnage, le propriétaire, paraît farfelu : il collectionne des puzzles de crustacés qu'il accroche au mur selon la profondeur à laquelle ils vivent en milieu naturel ! Il va donc entraîner les autres personnages dans son monde, le temps d'un week-end, et aucun n'en sortira indemne. Nous allons, bien sûr, apprendre pourquoi le père et le fils ont eu envie de revenir dans la maison. Le père est un grand menteur. Il ne recule devant aucun mensonge, persuadé qu'il est maître du jeu. Son fils, qu'il voit peu souvent et avec peu de plaisir, a des comptes à régler avec lui. Enfin, la voisine apporte sa personnalité lunaire et lumineuse, tel un lutin qui essaie d'arranger les choses. C'est une pièce de situations et de quiproquos, avec coups de théâtre et moments de délires purs où il sera question de cigogne, de mérou ou de morse ! Tout paraît absurde mais obéit à une logique. La mise en scène et la direction d'acteur sont très fines car Julien Sibre ne va jamais dans la caricature. Il fait au contraire dans la dentelle et le contre-pied.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 15/09/2013

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