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© Bruno Perroud


Mike Fédée
"À l’homme qui m’a donné envie"Au Clavel
Cette première pièce du psychiatre et pédopsychiatre Stéphane Clerget, mise en scène par Gilles-Marie Valet, invite le spectateur dans le cabinet d'un psychanalyste qui se lie d'affection à l'un de ses patients à la recherche de son identité.
Quels sont les éléments de ce texte qui vous ont séduit ?
J'ai tout de suite aimé l'écriture, qui déroule de belles images. J'ai aussi accepté comme un challenge le rôle d'Yvan : sa sensibilité me permettra d'explorer une nouvelle facette du jeu d'acteur. Les références à la Guyane me touchent également, étant originaire de la Martinique : on sent, à la lecture de la pièce, à quel point nos origines sont fondamentales. Elles sont le point de départ de nos sentiments, de notre raison d'être et de nos aspirations
profondes.

Comment les trois personnages de cette pièce s'articulent-ils ?
Yvan est un jeune homme perturbé avec des idées noires. Sa dernière chance pour ne pas mettre fin à ses jours serait de trouver une réponse à la question qui le tourmente : qui est son père ? Auprès de lui, il y a Rose (Nathaly Coualy), sa mère, un personnage fantasque, étrange : son ange gardien. Nicolas Duval (Antoine Herbez), son psychiatre, se laisse séduire par Yvan, comme il avait été séduit par Rose, lorsqu'il l'avait rencontrée quelques années auparavant en Guyane, lorsqu'elle était mannequin...

Dans quel cadre évoluez-vous ?
Dans deux espaces : celui du rêve, avec Rose, et celui, plus réel, avec Nicolas Duval. Je me situe à la frontière de ces univers, pris entre deux feux. Des jeux de lumière et des musiques traditionnelles permettent d'évoquer la chaleur de la Guyane. Mais les mots suffisent à convoquer ce pays et à faire comprendre au public qu'il est le début de tout et le salut de chacun.

Interview par Alain Bugnard
Paru le 28/07/2013

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