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© Ledroit Perrin


Laura Presgurvic
nous dévoile sa face comique
Après les molières en 2010 de la meilleure pièce comique et de la meilleure adaptation, "Les 39 Marches" mises en scène par éric Métayer, qui a déjà un beau parcours, reprennent tout l'été au Théâtre des Béliers parisiens avec, dans les rôles féminins, Laura Presgurvic.
Cette pièce reprend le film d'Hitchcock ?
Oui, c'est une parodie du film, se moquant ainsi de ces polars d'époque avec ces personnages hauts en couleur et ces situations rocambolesques, parfois pleines d'hystérie. C'est un succès à Broadway depuis des années. J'ai vu la version anglaise à Londres, ça m'a plu immédiatement. Ce qui est d'autant plus intéressant, c'est le talent d'éric Métayer, qui a apporté un rythme plus soutenu et rapide : il y a une folie à la Tex Avery qui est moins présente dans l'original.

On est dans un vrai divertissement ininterrompu...
à quatre comédiens, on joue cent cinquante personnages, on sort rarement de scène - il y a un rythme de jeu très exigeant. La palette de personnages est incroyable - j'ai trois rôles pour ma part : une Allemande machiavélique, une autre un peu plus simplette, la dernière étant l'archétype même de la blonde qu'on voit dans les films d'Hitchcock. Ce qui est excitant, c'est qu'il n'y a aucune limite dans la folie et dans ces compositions.

On est très loin ici de vos précédentes prestations ?
Oui, que ce soit dans Le facteur sonne toujours deux fois ou dans Les Demoiselles d'Avignon, je jouais un personnage plus sombre et introverti, plus naturaliste et dramatique - ce qui me correspond bien aussi. Je vais d'ailleurs réaliser mon premier court-métrage avec Michel Boujenah et Philippe Lellouche, dont je signe le scénario et qui parle d'une amitié fusionnelle et profondément toxique. C'est sombre. En cela, Les 39 Marches me permettent d'explorer ma part de lumière, mon côté comique, que j'ai encore peu exploité.
Interview par Samuel Ganes
Paru le 22/07/2013

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