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Sinan Bertrand
© Bruno Perroud


"Roméo et Juliet" au Vingtième Théâtre
Vincianne Regattieri et Sinan Bertrand
Grande amatrice de Shakespeare, Vincianne Regattieri nous livre sa version glam-rock de "Roméo et Juliette" avec une distribution entièrement masculine dans laquelle nous retrouvons Lucas Anglarès, Alexandre Bonstein et Sinan Bertrand.
Vincianne Regattieri

Pour quelles raisons le théâtre de Shakespeare entre-t-il en résonance avec votre sensibilité ?
Ses pièces embrassent toutes les formes de spectacles : le verbe, le chant, la danse, la musique, le cirque, la magie... C'est un théâtre complet qui s'adresse à toutes les classes sociales, à la fois divertissant et réflexif, avec une dimension spirituelle et universelle reliant la terre et le ciel, le noir et le blanc, profondément humaine et infinie.

Comment avez-vous retravaillé le texte original ?
Avec Alain Sizey, nous avons travaillé à partir du texte anglais et de trois traductions pour mieux appréhender le contexte des différentes situations, en extraire la puissance et les différents niveaux de lecture : l'amour entre deux personnes, le lien entre Éros et Thanatos, le destin, la fatalité, le temps...

Le film de Baz Luhrmann a-t-il influencé cette adaptation rock ?
Non. En revanche, nous sommes partis de plusieurs sources d'inspiration principalement musicales : Aladdin Sane de David Bowie, et l'esprit underground et fantaisiste d'une certaine pop anglaise. Ici, le balcon donne plutôt sur la Tamise !

Qu'en est-il de votre projet Alice Wonderland ?
Ce conte schizophrène et absurde laisse transparaître deux mondes qui s'opposent et s'emboîtent. Je souhaite plonger l'œil du spectateur dans un univers en trois dimensions dans lequel sa logique et l'essence de son esprit seront sollicitées.


Sinan Bertrand est Juliet

Pourquoi cette adaptation de Roméo et Juliette a-t-elle retenu votre intérêt ?
Le retour aux sources du théâtre élisabéthain avec une troupe masculine est le premier facteur qui m'a séduit. Cette version est également inspirée d'un courant artistique qui m'est cher : le glam-rock des années 1970, où des artistes comme Bowie, Iggy Pop, Queen, Lou Reed faisaient voler en éclats genres, préférences sexuelles et codes vestimentaires, avec beaucoup de panache et une créativité libératrice.

Que devient Juliette sous la houlette de Vincianne Regattieri ?
Elle reste l'amoureuse par excellence, avec la fougue et l'insouciance de l'adolescence, et surtout cette folie et ce courage sans bornes qui lui viennent de son amour. Un amour déraisonné qui consume, détruit... Le défi consiste à lui donner une large palette de couleurs, du rose gamine au bleu macho en passant par le rouge feu. J'espère que, en sortant du théâtre, le spectateur aura envie de tomber amoureux, pleinement, follement ! Dans ce monde moderne où tout est devenu objet de consommation, y compris le corps, il est bon de rappeler que c'est quand on aime comme un fou que l'on se sent vraiment vivant.
Dossier par Alain Bugnard
Paru le 18/06/2013

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