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© Vincent Flouret


“Les 2G” : Georges et Gaétan
C'est au Théâtre du Petit Saint-Martin qu'arrivent "Les 2G" - ce duo étonnant interprété par Jean-Luc Revol et Denis D'Arcangelo. Mis en scène par Agnès Boury et après un beau succès à Avignon et en province, les voici à Paris.
Revenons sur la genèse de ce spectacle ?
Jean-Luc : À la base, c'est une envie de duo. Après Le Cabaret des hommes perdus, notre complicité s'est renforcée sur La Nuit d'Elliot Fall, et nous avions vraiment envie de monter un spectacle de music-hall dans la veine des duos d'avant et d'entre-deux-guerres, période et monde que connaît très bien Denis, à qui l'on doit Madame Raymonde.
Denis : Nous nous sommes inspirés des célèbres duettistes Charpini et Brancatto. Nous reprenons ce style de garçons distingués, pouvant parfois glisser dans ce qu'on appelait la « tapette », mais tout en gardant une certaine classe. On peut imaginer qu'ils ont eu une vie ensemble, en tout cas après quarante ans de métier, ils viennent faire leurs adieux avec ce spectacle qui résume toute leur carrière.
Jean-Luc : En revanche, j'ai volontairement rejeté toute présence de plumes, nous ne sommes pas dans le show travesti, il n'y a pas de « boys » ou autres. Ce sont de vrais garçons et, comme ils le répètent souvent, « il faut élargir notre public ! ». Nous avons cependant des accessoires volontairement très farces et attrapes, que j'adore.

Il s'agit d'un tour de chant ?
Jean-Luc : Oui, mais pas que ! On ne chante que la moitié du spectacle en fait, et plutôt que de donner dans l'opérette, comme le faisaient les célèbres compères, nous préférons nous attaquer à la variété. Nous sommes d'ailleurs quatre sur scène, accompagnés par Patrick Laviosa et Sébastien Mesnil. Les textes des chansons, pour la plupart spécialement créées pour ce spectacle, nous ont été écrits par François Morel, Pierre Notte, ou encore Pascal Mary, et il y a aussi des reprises, comme Mistinguett, Dranem ou Mayol. L'idée, c'est que le spectacle évolue sans cesse, donc on se permet d'en changer parfois.
Denis : Oui, c'est un spectacle sans cesse « en devenir ». Dans le fond, ce sont juste deux folles distinguées qui disent des horreurs, mais avec un humour grinçant, comme on savait le faire à cette époque. Si la forme change au fil des représentations, le fond reste le même, c'est grivois, parfois surréaliste, et aux chansons s'ajoutent des numéros de cirque, de dressage d'animaux, sculpture de ballons, ventriloquie, imitations, divination...

Comment avez-vous travaillé ces numéros ?
Jean-Luc : Par improvisations avec Agnès Boury, notre metteuse en scène. Nous avons tenté beaucoup de choses qui ont parfois été abandonnées ensuite, par exemple, nous avions un tour de magie où je mettais Denis dans une boîte dans laquelle j'enfonçais des grands couteaux, c'était formidablen mais on ne trouvait pas l'effet comique, ça ne prenait pas. Les représentations en province nous ont permis aussi de peaufiner l'ensemble.
Denis : Et puis on essaie de se surprendre. Parfois, on prend le texte de l'autre, on se fait des surprises... On s'est rendu compte que si on restait sur quelque chose de figé et d'écrit, on perdait une fraîcheur et même une certaine magie, qu'il faut cultiver ici.
Dossier par Samuel Ganes
Paru le 15/05/2013

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