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D.R.


Julien Cottereau
Après “Imagine-toi”, voici “LuneAir” à l’International Visual Theater (IVT) d’Emmanuelle Laborit.
Au sortir de la Rue Blanche, en 1992, il est, à dix-neuf ans, "apprenti comédien, doux et attentif, à l'écoute des autres et du plaisir... et comédien volubile". En 1994, la vie lui lance une piste, il est engagé par le Cirque du Soleil. Jeté dans le grand bain, il est maintenant seul en scène et doit faire rire avec son personnage Aujourd'hui, il est un "clown de métier".
Comment définiriez-vous votre travail ?
Après le mime Marceau -drôle, beau, magique - puis Courtemanche -avec mime et bruitage-, je crois être le seul en France à faire ce que je fais, alors qu'il en existe au Canada ou aux États-Unis. Je suis clown, je mime, je bruite et fais participer le public. Ma recherche va vers ce qui me rendra stupide, innocent, tendre et drôle. C'est une loi clownesque : plus un être met tout son cœur à mal danser, mimer ou bruiter la réalité, plus c'est drôle. Je me pose des questions sur la vie et j'utilise peut-être tous ces moyens d'expression pour obtenir des réponses. Pour moi, le mime, c'est, entre autres choses, éveiller la créativité des spectateurs via l'imaginaire. Le bruitage permet d'illustrer des sentiments et des pensées de manière universelle. Faire participer le public m'est essentiel, car jouer avec les gens est mon paradis, les faire rire est ma clef d'humour. Jouer avec un adulte, et a fortiori un enfant, est ce qu'il y a de plus beau.

Ça peut faire peur, non ?
Oui, mais il ne faut pas. J'aime les gens, je suis doux et courtois, et je tiens à paraître ridicule face à eux. Ainsi, ceux qui montent sur scène deviennent aussi créatifs que moi... et plus drôles. Ce sont des héros pour le public, et des professeurs et collègues pour moi. Ils n'en ressortent jamais violentés, mais ennoblis. De plus, le spectacle est différent chaque jour.

Pourquoi jouer à l'IVT ?
J'essaie toujours de tracer des passerelles entre les cultures, les âges, les catégories socioprofessionnelles... L'IVT correspond parfaitement à mon langage car le signe, c'est l'art du geste. J'ai pensé à ceux qui n'entendent pas ou mal dans la structure de ce spectacle, la vidéo venant donner des clefs et mon personnage signant avec tout son corps.

Que raconte LuneAir ?
Un voyage sur la Lune ! Celle de Méliès, puisque l'on atterrira sur son nez. Je suis steward mais aussi pilote du vaisseau. Les spectateurs sont des touristes. J'utilise tous les codes du voyage, qu'il soit aérien ou spatial en plus d'autres : mon Pierrot la Lune est un Pierrot rappeur et un enfant ; la Lune, symbole du cycle de la vie, représente la féminité, l'enfance et l'imaginaire. Il y a des amis, des amours, des ennemis, des vengeances et des dangers, la vie, quoi ! Car il n'y est pas question de fuite, au contraire, le but est de se trouver... en partageant un moment ludique, dans le rire et l'émotion !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 15/05/2013

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